Gaudin Jean-Claude

Publié le par Mémoires de Guerre

Jean-Claude Gaudin, né le 8 octobre 1939 à Marseille (quartier de Mazargues), est un homme politique français. Ministre de l'Aménagement du territoire de 1995 à 1997, il est actuellement maire de Marseille, sénateur des Bouches-du-Rhône, président du groupe UMP au Sénat.

Gaudin Jean-Claude
Gaudin Jean-Claude
Gaudin Jean-Claude
Gaudin Jean-Claude
Gaudin Jean-Claude
Gaudin Jean-Claude

Professeur d'histoire et de géographie, il enseigne pendant plus de 15 ans au collège et lycée Saint-Joseph-les-Maristes à Marseille. Il participe très jeune à la vie politique. En 1965, il est élu du Centre national des indépendants et paysans sur la liste socialo-centriste menée par Gaston Defferre, contre la liste Gaulliste UNR. Il est alors le benjamin du conseil municipal de Marseille. Réélu en 1971. Gaston Defferre lui confie la délégation aux jardins et espaces verts. Après le Congrès d'Épinay du Parti socialiste, en 1971, François Mitterrand impose aux socialistes de rompre toute union avec les centristes au sein des collectivités locales et impose l'union avec le Parti communiste. Jean-Claude Gaudin adhère, en 1973, aux Républicains indépendants et participe, l'année suivante, à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing.

Candidat UDF en mars 1978 dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, il bat le député sortant, le socialiste Charles-Émile Loo, avec 53,7 % des suffrages exprimés. En juin 1981, Jean-Claude Gaudin est réélu. Il devient président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. En mars 1982, il enlève au premier tour le 12e canton de Marseille, avec le score record de 72,82 % des suffrages exprimés. Aux municipales de 1983 à Marseille, il conduit la liste de l'opposition contre Gaston Defferre, alors ministre de l'Intérieur. Il est battu par Gaston Defferre, bien que celui-ci obtienne 2 497 voix de moins que lui. En tant que ministre de l'Intérieur, Gaston Defferre venait de modifier le mode de scrutin dans les villes de Paris, Lyon et Marseille : l'élection se fait dans chaque arrondissement pour les deux premières villes, et Marseille bénéficiait d'un découpage en secteurs adapté au maire sortant. Ce découpage a été modifié après sa mort.

En 1986, Jean-Claude Gaudin conduit dans les Bouches-du-Rhône les listes UDF aux législatives et aux régionales. Le 25 avril 1986, il devient président du premier conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur élu au suffrage universel direct. Il conduit notamment une politique de construction et de réhabilitation des lycées de la région. Il gère le conseil régional avec le Front national qui compte plusieurs vice-présidents. En 1988, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Jean-Claude Gaudin est réélu pour la 4e fois député dans la 2e circonscription de Marseille, avec 60,63 % des suffrages exprimés. Il est de nouveau président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. En mars 1989, Jean-Claude Gaudin se présente pour la deuxième fois à la mairie de Marseille, mais il échoue face à Robert Vigouroux. En septembre 1989, il devient sénateur des Bouches-du-Rhône.

En 1991, les partis de droite condamnent officiellement toute alliance, nationale ou locale, avec le Front national. Jean-Claude Gaudin ira même jusqu'à soutenir en 1993, au second tour, le député sortant, le communiste Guy Hermier face au candidat du Front national. En 1992, le renouvellement du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur provoque une élection particulièrement médiatisée : Jean-Claude Gaudin affronte Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen. Il est réélu président du conseil régional le 27 mars 1992. En 1995, Jean-Claude Gaudin devient maire de Marseille après avoir conduit une liste d'union UDF-RPR. Le responsable départemental du RPR, Renaud Muselier, devient alors premier adjoint au maire. En septembre 1995, les sénateurs Républicains et Indépendants l'élisent président de leur groupe au Sénat.

Le 7 novembre 1995, Jean-Claude Gaudin devient ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ville et de l'Intégration.Par la loi du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du pacte de relance pour la ville, il crée les Zones urbaines sensibles (ZUS), formalisant juridiquement la notion de « quartiers en difficulté ». En juin 1997, avec la dissolution de l'Assemblée nationale, il cesse ses fonctions ministérielles. Jean-Claude Gaudin retrouve son poste de sénateur après les élections de 1998 et prend la charge de vice-président du Sénat, le 6 octobre. Il quitte alors l'UDF pour devenir vice-président de Démocratie libérale, le parti d'Alain Madelin. Le 15 septembre 2000 il devient président de la nouvelle Communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Elle compte 18 communes et 980 000 habitants, c'est la troisième communauté urbaine de France après Lyon et Lille. En 2001, il est réélu maire de Marseille.

Du 25 octobre 2002 au 24 octobre 2003, Jean-Claude Gaudin préside l'Association des communautés urbaines de France. Après avoir participé à la fondation de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP, rebaptisée « Union pour un mouvement populaire »), il en devient le vice-président lors du congrès qui a lieu la même année et est l'un des premiers dirigeants de la majorité à soutenir Nicolas Sarkozy dans la course à l'élection présidentielle de 2007, ce dès 2004. Du 16 juillet 2004 au 28 novembre 2004, Jean-Claude Gaudin préside l'UMP à la suite de la démission d'Alain Juppé inculpé dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. C'est Nicolas Sarkozy qui lui succédera.

Le 16 mars 2008, il est réélu maire de Marseille pour la troisième fois consécutive en battant au second tour le socialiste Jean-Noël Guérini (47,75 %) et le Front National (1,83 %), avec 50,42 % des voix ; la droite perd le premier secteur de la ville (où Patrick Mennucci bat Jean Roatta) et la majorité de Jean-Claude Gaudin se trouve ainsi réduite à 51 sièges au lieu de 61. Le 17 avril suivant, Renaud Muselier est battu par le socialiste Eugène Caselli lors de l'élection à la présidence de la Communauté urbaine ; étant le maire de la ville-centre, Jean-Claude Gaudin en devient vice-président à partir du 31 mai 2008. Le 21 septembre 2008, pour la 3e fois, il est élu sénateur des Bouches-du-Rhône à la tête d'une liste renouvelée, rajeunie et féminisée qui conserve ses 3 sièges. Et le 7 octobre suivant, il est élu, pour la 4e fois, vice-président du Sénat. Fonction à laquelle il renonce le 8 mars 2011, à la suite de son élection à la présidence du groupe UMP du Sénat, en remplacement de Gérard Longuet, devenu ministre.

Il est reconduit dans cette fonction, le 27 septembre 2011, à l'issue du renouvellement triennal par moitié de la Haute-Assemblée qui voit la droite perdre la majorité au Sénat. Tout en demeurant un membre à part entière de l'équipe dirigeante de l'UMP, Jean-Claude Gaudin devient, le 24 janvier 2009, à la demande du Président de la République, le président du Comité de la Majorité. Ce Comité regroupe l'ensemble des formations politiques qui concourent à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. À l'occasion du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, il soutient la candidature de Jean-François Copé. En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagée » mise en place à la suite de l'accord entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient à nouveau vice-président de l'UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel.

Le 22 novembre 2013, Jean-Claude Gaudin annonce sa candidature pour l'élection municipale de 2014, concourant pour un quatrième mandat de maire de Marseille. Un temps données battues, les listes de Jean-Claude Gaudin l'emportent dans six des huit secteurs de Marseille, recueillant 43 % contre 29 % pour celles du socialiste Patrick Mennucci et 25 % pour le candidat FN Stéphane Ravier.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article