Le Doulos

Publié le par Jean-Pierre Melville

Le Doulos est un film français de Jean-Pierre Melville sorti en 1962. Maurice Faugel sort de prison. Il n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son épouse, Arlette. Il se rend chez son meurtrier, Gilbert Varnove, un receleur, l'abat et s'empare d'un lot de précieux bijoux. Dans le même temps, préparant un casse, il sollicite l'aide de son ami Silien, sans savoir qu'il s'agit d'un «doulos», un indicateur de la police dans le jargon du métier. Silien se montre fort accommodant et fournit le matériel nécessaire. Mais au moment du cambriolage, il se présente chez Thérèse, la petite amie de Faugel, et la brutalise pour savoir où celui-ci s'apprête à opérer. Maurice est arrêté. Silien en profite pour déterrer son butin...

Le Doulos de Jean-Pierre Melville
Le Doulos de Jean-Pierre Melville

Le Doulos de Jean-Pierre Melville

Fiche technique

  • Titre : Le Doulos
  • Réalisation : Jean-Pierre Melville
  • Assistant réalisateur : Volker Schloendorff et Charles Bitsch
  • Scénario, adaptation et dialogues : J.-P. Melville, d'après le roman de Pierre Lesou paru aux éditions Gallimard
  • Production : Carlo Ponti et Georges de Beauregard pour Rome-Paris Films et C.C Champion Films (Rome)
  • Publicité de la production : Bertrand Tavernier
  • Décors : Daniel Guéret, assisté de Donald Cardwell
  • Images : Nicolas Hayer
  • Opérateur : Henri Tiquet, assisté de André Dubreuil et Etienne Rosenfeld
  • Musique : Paul Misraki, en collaboration avec Jacques Loussier (piano-bar), éditions : Hortensia
  • Direction d'orchestre : Jacques Météhen
  • Montage : Monique Bonnot, assistée de Michèle Boëhm
  • Son : Julien Coutellier, assisté de Revelli et Gaudelet
  • Script-girl : Elisabeth Rappeneau
  • Régisseur : Jean Pieuchot et Roger Scipion
  • Ensemblier : Pierre Charron
  • Photographe de plateau : Raymond Voinquel
  • Distribution : Lux-Films- C.C.F
  • Directeur de production : Jean-Pierre Melville
  • Les bijoux sont de René Longuet
  • Genre : policier
  • Tournage dans les studios de la rue Jenner
  • format : 35mm - Noir et blanc - Ratio : 1,66:1 - Mono
  • Tirage dans les laboratoires G.T.C de Joinville
  • Durée : 110 minutes
  • Sortie : 13 décembre 1962 (Italie), 8 février 1963 (France).
  • Visa d'exploitation : 26.164

Distribution

Critique du 24/01/2015 Par Marine Landrot

Genre : Polar.

A sa sortie de prison, Maurice rentre chez lui, blanc comme un linge, les mâchoires serrées. Il y retrouve son patron, un receleur de bijoux qu'il soupçonne d'être responsable de la mort de sa femme, et l'abat d'un coup de revolver. Il se réfugie chez sa poule et prépare un cambriolage avec Silien. Lequel porte un chapeau mou, c'est-à-dire un doule. Et, dans le jargon des caïds, le doulos, c'est l'indic...

Melville tourna ce polar d'atmosphère dans ses propres studios, à Paris, hors des traditionnels circuits de production de l'époque. Dans la forme, l'autodidacte reste très influencé par les films noirs américains. Sa touche se retrouve plutôt dans la caractérisation de chaque personnage, toujours sur le fil du rasoir, entre ordure et saint, entre bourreau et victime. Flics ou escrocs, tous se ressemblent, complexés, donc agressifs. Melville porte sur eux un regard ambigu. Tout est double, jusqu'à la dernière image, où Belmondo se contemple dans une glace entourée de rayons d'or, tel un Roi-Soleil ou tel un condamné qu'on immole. — Marine Landrot

Publié dans Films

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