Bloomberg Michael

Publié le par Mémoires de Guerre

Michael Rubens Bloomberg, né le 14 février 1942 à Boston, est un homme d'affaires et homme politique américain. Il est maire (républicain puis indépendant) de la ville de New York du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2013, date à laquelle il est remplacé par Bill de Blasio. Selon le magazine Forbes sa fortune serait estimée en 2018 à 50 milliards de dollars américains ce qui en fait le onzième individu le plus riche du monde, après avoir occupé la première place de ce classement pendant plusieurs années. 

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Origines et études

Michael Rubens Bloomberg naît le 14 février 1942 à Brighton (Boston), quartier de Boston, Massachusetts, dans une famille juive ashkénaze originaire de Biélorussie. Il grandit principalement à Medford, dans la banlieue de Boston. Diplômé en génie électrique de l'université Johns-Hopkins en 1964, Bloomberg est titulaire d'un MBA (Maîtrise en direction d'entreprise) de l'Université Harvard. Pendant ses années d'étude, il a fait partie de la fraternité Phi Kappa Psi.

Homme d'affaires

Il est le fondateur de Bloomberg L.P., une société de services et d'informations financières. Il a vendu les financial-information terminals aux firmes du quartier boursier new-yorkais de Wall Street. Sa compagnie possède un réseau de radio dont la principale est « 1130 WBBR-AM » (fréquence de New York). Avant de fonder sa compagnie, il était associé dans la banque d'affaires Salomon Brothers, où il dirigeait les services de courtage d'actions et, plus tard, le développement des systèmes. 

Maire de New York

Élection

En 2001, il se présente pour le Parti républicain à l'élection du maire de New York. Ancien démocrate, il a choisi le parti républicain pour éviter de passer par les élections primaires démocrates. Il dépense 70 millions de dollars de son argent personnel lors de la campagne et emporte l'élection en novembre 2001 avec 50 % des voix contre 48 % au démocrate Mark Green et succède ainsi au républicain Rudolph Giuliani en janvier 2002.

Premier mandat (2002-2006)

Dans sa gestion municipale, il se montre conservateur dans le domaine fiscal et économique et libéral sur les questions de société comme le contrôle des armes à feu, le mariage homosexuel et sur l'environnement. Cependant, il n'hésite pas à contrer l'opinion des médecins qui recommandent l'abolition pour cause de danger pour la santé d'une pratique de circoncision rituelle pratiquée par les juifs hassidiques. Son salaire est d'un dollar symbolique par an. Il restreint le droit de fumer dans certains lieux publics dans la ville de New York ; cette restriction étant signalée par l'applique du drapeau de la ville.

Il doit aussi faire face aux conséquences de la destruction du World Trade Center lors des attentats du 11 septembre 2001 : depuis la reconstruction sur le site jusqu'à la gestion des manifestations contre la guerre en Irak dans la ville qui accueille le siège de l'Organisation des Nations unies. En 2004, il organise la venue à New York de la convention nationale républicaine en vue de l'élection présidentielle. 

Deuxième mandat (2006-2010)

En 2005, il se présente pour un nouveau mandat de maire. Soutenu par le New York Times, journal de référence de la gauche américaine, et par plusieurs élus démocrates locaux, Bloomberg dépense près de 50 millions de dollars (de sa seule poche) alors qu'il est ultra favori des sondages tandis que son rival démocrate, Fernando Ferrer, un ancien élu municipal du Bronx, n'a engrangé que 4,47 millions de dollars de dons (provenant de 4 635 donateurs) et n'a obtenu qu'un discours de soutien de deux minutes et quinze secondes de Bill Clinton. Le 8 novembre 2005, Michael Bloomberg est réélu pour un second mandat de quatre ans à la tête de la mairie avec 59 % des voix contre 41 % à Fernando Ferrer. 

Cette victoire dans une ville qui vote régulièrement démocrate lors des consultations nationales constitue alors le quatrième échec consécutif de ce camp à réinstaller l'un des siens à la mairie. Au printemps 2007, Michael Bloomberg a promis une réduction de 30 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici à 2030 dans sa ville. Il a décidé de mettre en œuvre une politique de rénovation énergétique des gratte-ciel, de plantation d'un million d'arbres et d'instauration d'un péage pour les véhicules pénétrant dans Manhattan. En juin 2007, il rend sa carte du parti républicain et se déclare indépendant des deux grands partis américains. Il est alors la 20e fortune du monde avec 22 milliards de dollars. 

Troisième mandat (2010-2013)

Le 3 novembre 2009, il est réélu pour un troisième mandat avec un score moindre qu'auparavant, obtenant 51 % des voix, contre 46 % pour son rival démocrate Bill Thompson. Une semaine avant l'élection présidentielle de novembre 2012, Michael Bloomberg appelle à voter pour Barack Obama, le candidat démocrate. Il porte à son crédit durant ses mandats la législation sur les armes à feu, la création d’écoles à charte et l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Parmi ses revers, les observateurs notent le retoquage par la justice de sa mesure visant à interdire la vente de boissons gazeuses dans les fast-food à l'intérieur de contenants d'un litre. 

Il n'abandonne pas la politique pour autant, continuant à user de son super PAC « Independance USA », qui sert à financer les campagnes politiques dans le pays, en particulier de candidats favorables au contrôle des armes et à la réforme de l'éducation. Ne pouvant se représenter pour un quatrième mandat, il soutient alors Christine Quinn, la candidate présentée comme favorite dans le camp démocrate, avant d'être distancée par Bill de Blasio qui est finalement élu à la succession de Bloomberg le 5 novembre 2013. Selon le New-York Times, au cours de ses trois mandats, Michael Bloomberg a investi près de 268 millions de dollars au cours de ses trois campagnes électorales successives. Michael Bloomberg a fait don de près de 263 autres millions à des associations new-yorkaises. 

Depuis 2013

Il est envoyé spécial de l'ONU sur les villes et les climats. Critique à l'égard du candidat républicain Donald Trump, il renonce le 7 mars 2016 à se présenter à l'élection présidentielle de 2016 comme indépendant puis soutient la candidate démocrate Hillary Clinton. Il soutient Emmanuel Macron à l'élection présidentielle française de 2017.

Élection présidentielle de 2020

Début mars 2019, il annonce qu'il ne sera pas candidat à l'investiture démocrate à l'élection présidentielle, préférant s'engager dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il décide de s'investir dans les élections de mi-mandat de 2018. Puisant 110 millions de dollars des caisses de son comité d'action politique Independance USA, il soutient ainsi financièrement 24 candidats démocrates à la Chambre des représentants. 21 sont élus, ce qui contribue à faire basculer la Chambre dans le camp démocrate. En raison des difficultés rencontrées par le favori, Joe Biden, il indique le 14 octobre 2019 sur CNBC qu'il pourrait finalement être candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2020. 

Le 8 novembre 2019 il dépose un dossier de candidature à la primaire démocrate de l'Alabama et du Michigan, ce qui alimente les spéculations sur son ambition présidentielle. Le 12 novembre, il se porte candidat pour la primaire démocrate de l'Arkansas, déposant cette fois le dossier en personne et déclarant « nous devons battre Donald Trump ». Le 15 novembre, il annonce investir plus de 100 millions de dollars de sa fortune personnelle pour lancer une campagne publicitaire en ligne contre le président américain. Il annonce officiellement sa candidature aux primaires présidentielles démocrates le 24 novembre 2019. 

Apparitions

Il apparaît dans le dernier épisode de Larry et son nombril ; il interdit l'accès de New York au héros à cause d'une dispute avec Michael J. Fox. Il apparaît également dans l'ultime épisode de la série Gossip Girl. Il apparaît comme maire de New York dans la série Law and Order (New York, police judiciaire). 

Distinctions

Prix et récompenses
  • 2008 : Médaille d'or Richard A. Cook du The Hundred Year Association of New York
  • 2009 : Healthy Communities Leadership Award de la Fondation Robert Wood Johnson
  • 2009 : Prix Mary-Woodard Lasker pour le bien public de la Fondation Lasker
  • 2009 : Médaille Andrew Carnegie de Philanthropie
  • 2010 : Prix du Senateur John Heinz du Jefferson Awards for Public Service
  • 2010 : Prix Henry A. Kissinger de l'American Academy in Berlin
  • 2011 : Prix Horatio Alger de la Horatio Alger Association
  • 2014 : Prix Genesis, premier lauréat du prix, décerné par le Premier ministre d'Israël
Décorations
  • Chevalier commandeur d'honneur de l'ordre de l'Empire britannique en 2014. N'étant pas citoyen britannique, il ne peut pas porter le titre Sir, mais peut utiliser les post-nominaux KBE.
Honneurs
  • L'université Johns Hopkins School of Hygiene and Public Health, créée en 1916, est renommé Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health le 20 avril 2001, en l'honneur des dons répartis sur plusieurs décennies, d'une hauteur de 2.9 milliards de dollars en 2001.
Doctorats honoris causa

Il a obtenu plusieurs doctorats honoris causa :

  • Université Yeshiva (États-Unis)
  • Université George-Washington (États-Unis)
  • Bard College en Humane Lettres (États-Unis, 2007)
  • Université Tufts en Service public (États-Unis, 21 mai 2007)
  • Université de Pennsylvanie en Droits (États-Unis, 19 mai 2008)
  • Université Fordham (États-Unis, 2009) 
  • Université Harvard (États-Unis, 2014)
  • Williams College en Droits (États-Unis, 2014)
  • Université du Michigan (États-Unis, 17 mars 2016)
  • Technion (Israël, 23 mars 2016)
  • Université Villanova (États-Unis, 22 mai 2017)
  • Université Washington de Saint-Louis en Droits (États-Unis, mai 2019)
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