Jacob Max

Publié le par Roger Cousin

Max Jacob est un poète, romancier, essayiste, épistolier et peintre français, né le 12 juillet 1876 à Quimper, mort le 5 mars 1944, alors qu'il était emprisonné au camp de Drancy (Seine-Saint-Denis). 

Jacob Max

Il passe toute sa jeunesse à Quimper (Bretagne), puis s'installe à Paris, où il fréquente notamment le quartier de Montmartre et se fait de nombreux amis, dont Picasso, qu'il rencontre en 1901, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani. Juif de naissance, il se convertit au catholicisme. Logeant au 7 de la rue Ravignan, l'image du Christ lui apparaît le 22 septembre 1909 sur le mur de sa chambre et il l'entoure d'un cercle. Il se fait baptiser à l'âge de 40 ans, le 18 février 1915, avec Picasso comme parrain.

En 1913, il séjourne à Céret (Pyrénées-Orientales) avec le peintre Juan Gris. Il y réalise une série de dessins du village. Après avoir vécu à Saint-Benoît-sur-Loire de 1921 à 1928 auprès de l'abbaye bénédictine, il y revient en 1936 pour s'y retirer définitivement et y mène une vie quasi-monastique. Charles Trenet devient un de ses amis proches. C'est là qu'il est arrêté par la Gestapo d'Orléans le 24 février 1944, avant d'être déporté au Camp de Drancy, où il meurt d'épuisement deux semaines plus tard en dépit d'interventions tardives pour le faire libérer, dont celles de Jean Cocteau et Sacha Guitry.

Max Jacob comptait parmi ses nombreux amis Jean Moulin qui prend le pseudonyme de Max dans ses activités de résistant. Son corps a été inhumé en 1949 à Saint-Benoît-sur-Loire. Sa tombe a été ornée d'un de ses portraits réalisé en 1935 par son ami René Iché. Le 17 novembre 1960, il est déclaré officiellement « Poète mort pour la France ». Il est répertorié comme « Poète - Romancier - Essayiste - Peintre » à la Bibliothèque nationale. Il a aussi traduit des textes du catalan en français. À Quimper, sa ville natale, un collège, un théâtre et un pont portent son nom.

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