Morgen Konrad

Publié le par Mémoires de Guerre

Georg Konrad Morgen (né le 8 juin 1909 – mort le 4 février 1982) était un juge allemand et enquêteur mandaté par le RSHA (le Bureau de sécurité du Reich) pour les délits de corruption commis par des SS dans l'exercice de leur fonction au sein des camps de concentration et d'extermination nazis

Morgen Konrad
Morgen Konrad

Jeunesse

Fils d'un employé des chemins de fer de Francfort-sur-le-Main, il y fut diplômé de l'université Johann Wolfgang Goethe et de l'Académie de droit international de La Haye. Il devint ensuite juge à Stettin. Considéré comme un pacifiste, Morgen publia en 1936 un ouvrage sur la propagande de guerre et sa prévention, une année après avoir rencontré Adolf Hitler, dans le but de dissuader l'Allemagne d'une remilitarisation générale. Le livre fut publié par le Reich allemand.

Carrière dans la SS

Sturmbannführer-SS, Morgen fut envoyé sur le front de l'Est avec la 5e Panzerdivision SS Wiking. En 1943, il devint juge-avocat pour le RSHA. En 1944, alors qu'il enquêtait sur le commandant d'Auschwitz, Rudolf Höess, son assistant le Hauptscharführer Gerhard Putsch disparut sans laisser de traces. Certains émirent l'idée que c'était une mise en garde à l'encontre de Morgen pour qu'il relâche son enquête. Morgen s'était en effet mis en tête de poursuivre les homicides « arbitraires » commis par les SS ; il n'a jamais remis en cause l'extermination génocidaire elle-même, considérée comme légale en raison du Führerprinzip.

Ses bureaux furent d'ailleurs entièrement détruits par le feu quelque temps après. Il affirma après la guerre qu'il avait continué à lutter pour la justice, sous l'ère nazie, citant une longue liste de 800 enquêtes, menées sur deux années, concernant les activités criminelles dans les camps. Ces déclarations sont pourtant à mettre en contraste avec son acceptation de la légalité de l'extermination des Juifs, tsiganes et prisonniers politiques dans les camps.

Décès

Morgen est mort en 1982 tout en ayant poursuivi une carrière dans la justice après la guerre. 

Accusés

 

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