Cristofol Jean
Jean Cristofol (né le 24 mars 1901 à Aja-Villovent (Espagne)) était un homme politique français. Il fut député communiste des Bouches-du-Rhône de 1936 à 1940 après avoir battu un sortant SFIO,
Toussaint Ambrosini. En 1941, il est incarcéré à la prison d'Alger, en raison de son appartenance au Parti communiste, interdit à l'époque. Libéré en 1943, il participe à la refonte du Parti
communiste algérien, et au journal Liberté. Le 15 août 1944, en compagnie de De Lattre de Tassigny il débarque à Saint-Tropez. De retour à Marseille, il prend la présidence du Comité Régional de
Présidence, et des journaux Rouge Midi, puis La Marseillaise.
Nommé conseiller municipal de Marseille, il garde ce poste en 1945, puis en octobre de cette même année, suite à la démission de Gaston Defferre, il prend la tête de l'assemblée municipale. De
1946 à 1947, il sera maire, puis siégera jusqu'à sa mort dans l'opposition municipale communiste (pendant les mandats Carlini puis Defferre).
De 1946 à 1957, Jean Cristofol est de nouveau député des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission du règlement et du suffrage universel et de celle de l'intérieur puis participant aux travaux de
la Commission des finances. Il est à l'origine de la loi du 20 février 1946 supprimant le régime administratif spécial de Marseille et mettant ainsi fin à la tutelle administrative exercée sur la
ville.
Il décède le 21 novembre 1957 à Villejuif, atteint d'un cancer du poumon. Son nom reste inconnu de nombre de Marseillais, il fut pourtant le seul maire communiste de cette ville. Une rue porte
son nom dans le troisième arrondissement de Marseille. Dans le quartier de l'Estaque, un stade porte le nom de « Christofol ». Signalons aussi son importance dans la reconstruction de Marseille.