Draghi Mario

Publié le par Mémoires de Guerre

Mario Draghi, né le 3 septembre 1947 à Rome, est un économiste, banquier et ancien haut fonctionnaire italien. Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est président de la Banque centrale européenne (BCE) depuis le 1er novembre 2011. 

Draghi Mario
Draghi Mario
Draghi Mario

Mario Draghi est fils d'un banquier, originaire de Padoue, et d'une pharmacienne, originaire de Monteverde, commune de la Campanie. Il a fait ses études à Rome chez les Jésuites. Licencié en économie et commerce à l'université de Rome « La Sapienza » en 1970, il obtient un Ph.D. en économie au Massachusetts Institute of Technology en 1976. Professeur universitaire à Florence et à Turin, il a été de 1991 à 2001 directeur général du ministère du Trésor public, chargé des privatisations. De 1993 à 2001, il a présidé le Comité pour les privatisations. À ce titre, il a été membre du conseil d'administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs. Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt : contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de l'inventivité comptable.

Le député européen Pascal Canfin considère qu'il est directement impliqué dans l'échange de swaps avec des États aujourd'hui en difficulté, ce que nie Mario Draghi qui précise que ce type de contrats étaient engagés avant son entrée en fonction à Goldman Sachs ; il soutiendra lors d'une audition par les députés européens avoir travaillé uniquement avec le secteur privé alors qu'il était chargé aussi, selon les communiqués de Goldman Sachs, du travail avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeants de la firme. Le 16 janvier 2006, Mario Draghi devient gouverneur de la Banque d'Italie, nommé par le président du Conseil Silvio Berlusconi, avec un mandat renouvelable de six ans. Fait notable, provenant du secteur privé, il est le premier gouverneur de la Banque d'Italie depuis le gouverneur Guido Carli (1960) à ne pas avoir fait l'intégralité de sa carrière à la Banque d'Italie. Il faut noter que M.Carli avait, avant de devenir gouverneur, exercé pendant dix mois les fonctions de directeur général de la Banque centrale italienne. En tout cas, la nomination directe de M. Draghi au poste de gouverneur de la Banque d'Italie sans aucune carrière préalable de banquier central ne constitue pas un événement unique dans l'histoire de l'institut d'émission italien, puisque Luigi Einaudi, gouverneur entre 1945 et 1948, était issu du milieu académique.

Draghi remplace Antonio Fazio, démissionnaire à cause de son implication dans une affaire de conflit d'intérêts. En tant que gouverneur, il se retrouve aussi membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Il est remplacé le 24 octobre 2011 par Ignazio Visco à la tête de la Banque d'Italie. Il est depuis gouverneur honoraire. Le 24 juin 2011, les chefs d'État et de gouvernement européens ont formellement nommé, lors d'un Conseil européen, Mario Draghi à la présidence de la BCE. Mario Draghi succède à Jean-Claude Trichet le 1er novembre 2011. Son mandat, non renouvelable, doit s'achever le 1er novembre 2019. Dès son arrivée à la tête de la BCE, il annonce une baisse d'un quart de point des taux d'intérêt, mesure qui est saluée par les marchés financiers. Le 6 septembre 2012, il annonce un programme illimité de rachat de dette des pays de la zone euro ayant du mal à se financer sur les marchés. Le 10 mars 2016, il annonce la baisse du principal taux directeur de 0,5 % à 0 %, ce qui signifie que la BCE prête dorénavant gratuitement aux banques. Cette annonce s'accompagne d'un ensemble de nouvelles mesures visant à dynamiser l'économie européenne : baisse du taux de dépôt, augmentation du rachat mensuel de dettes publiques, plus de prêts aux banques assortis de taux négatifs progressifs, et rachat des obligations d'entreprise. Sa stratégie implique que la BCE n'utilise plus le taux de dépôt négatif pour équilibrer l'euro. 

Publié dans Banques et Banquiers

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