Pau Paul

Publié le par Roger Cousin

Pau PaulPaul Marie Cesar Gerald Pau (1848-1932) est un général français. Il est né à Montélimar le 29 novembre 1848. Sorti de Saint-Cyr en 1869 dans l'infanterie, il est mutilé en 1870 la bataille de Froeschwiller, la main droite emportée. Malgré sa blessure, il sert pendant cette guerre, dans les armées de province et est nommé capitaine à moins de vingt deux ans. Peu après, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 24 juin 1870. En 1903 il devient général de division.

En 1911 il refuse de devenir chef d'état major, en partie à cause de son âge, mais surtout car on lui refuse le droit de nommer les généraux sans contrôle du gouvernement. Il passe au cadre de réserve en 1913. Il est promu grand-croix de la Légion d'honneur le 10 juillet 1913, avant de recevoir la médaille militaire le 6 décembre de la même année.

Quand la première Guerre mondiale éclate en 1914, le général Joffre, commandant en chef des troupes françaises, sort le général Pau de sa retraite pour lui confier l'armée d'Alsace qui devait participer aux offensives prévues par le Plan XVII, pour récupérer l'Alsace-Lorraine. Malgré ses succès en Alsace, Pau doit battre en retraite à cause des défaites de Lorraine à Morhange et à Sarrebourg. Quand Joffre comprend que les chances d'une victoire rapide en Alsace se sont envolées et que la France est à présent menacée par une défaite rapide, l'armée commandée par Pau est dissoute et ses hommes envoyés au nord avec la VIe Armée pour participer à la première bataille de la Marne.

La guerre n'est pas encore terminée quand le général Pau est envoyé en Australie. Il sera absent près d'un an, du 13 juillet 1918 au 1er août 1919. A son retour il sera cité par le ministre de la guerre à l'ordre de l'armée française, comme "ayant rendu à la cause commune les plus éminents services" (10 novembre 1920). Le 4 mars 1919, il est invité à l'Assemblée législative du Québec. Ignorant la règle interdisant aux non -parlementaires de s'adresser à l'Assemblée lorsqu'elle est réunie en séance régulière, il se lève et prononce un discours. Personne n'osant l'interrompre, il est aujourd'hui l'une des rares personnes extérieure à l'Assemblée dont les propos ont été publiés dans les comptes-rendus de séance. Il est mort à Paris le 2 janvier 1932.

Publié dans Militaires

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