Frank Otto

Publié le par Roger Cousin

Otto Heinrich « Pim » Frank (12 mai 1889 à Francfort-sur-le-Main, Allemagne – 19 août 1980 à Birsfelden, Suisse) fils de Michael Frank et d'Alice Betty Stern, était le père de Margot et Anne Frank, il fut marié à Edith Frank (Edith Holländer).

Frank Otto

Otto Frank est né à Francfort-sur-le Main. Il est le second fils de Michael Frank et d'Alice Stern Frank. Ses frères et sœurs sont Robert Frank, Helene (Leni) Frank et Herbert Frank. Otto est le cousin du célèbre décorateur d'intérieur Jean-Michel Frank et le petit-fils de Zacharias Frank. Otto Frank sert dans l'armée allemande en tant qu'officier durant la Première Guerre mondiale. Il travaille dans la banque familiale avant qu'elle ne stoppe ses activités au début des années 1930. Il se marie à Edith Holländer —une héritière d'une entreprise de ferraille et d'approvisionnement industriel- le 12 mai 1925 à Francfort, et leur première fille, Margot Betti, naît le 16 février 1926, suivie d'Anne (Annelies Marie) le 12 juin 1929.

Lors de la montée du Nazisme en Allemagne et des décrets antisémites encouragés par les attaques envers les personnes et familles juives, Otto Frank décide de fuir avec sa famille vers les nations libres d'Europe de l'Ouest. En août 1933, il part avec sa famille à Aix-la-Chapelle, où sa belle-mère réside, pour préparer son dernier départ vers Amsterdam, aux Pays-Bas. Là-bas, il fonde une entreprise qui vend des épices et des pectines utilisées dans la préparation des confitures. Après l'invasion de la Hollande par l'Allemagne en mai 1940, Otto Frank rend son commerce en apparence "aryen" en transférant son contrôle à des non-juifs.

En 1938 et 1941, Otto Frank tente d'obtenir des visas pour sa famille dans le but d'émigrer aux États-Unis ou à Cuba. Il reçoit un visa seulement pour lui vers Cuba le 1er décembre 1941, mais personne ne sait s'il a pu le récupérer. Dix jours plus tard, lorsque l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste déclarent la guerre aux États-Unis, son visa est annulé par La Havane. Otto Frank avait deux compagnies basées à Amsterdam qui se trouvaient dans le même bâtiment : Opekta et Pectacon.

Des huit personnes qui se cachèrent dans l'annexe qui se situait derrière les bureaux d'Opekta, seul Otto Frank survécut à l'arrestation et à la déportation. Il récupéra les manuscrits d’Anne après sa mort en 1945, remis par Miep Gies, et permit la première publication de son journal le 25 juin 1947. Il se remaria en 1953 avec Fritzi Geiringer, une ancienne déportée d'Auschwitz ayant perdu son mari et son fils dans le camp. La fille de Fritzi, Eva, était une connaissance d'Anne et Margot Frank. Avant que leurs familles dussent se cacher, Otto et elle se voyaient de temps en temps et discutaient en allemand.

Otto Frank consacra le restant de sa vie à lutter contre la discrimination et les préjugés. Il participa activement à l'ouverture de l'annexe en tant que musée, en 1960. Jusqu'à sa mort, survenue en 1980, il répond aux lettres de milliers de lecteurs du journal d'Anne.

Publié dans Militaires

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