Bertin Célia

Publié le par Mémoires de Guerre

Célia Bertin, née Micheline Paule Bertin le 22 octobre 1920 à Paris et morte le 27 novembre 2014 dans la même ville, est une femme de lettres française, romancière, lauréate du prix Renaudot en 1953. 

Bertin Célia

Carrière

Célia Bertin fait ses études secondaires au lycée Fénelon et obtient une licence de lettres à la Sorbonne. Elle rédige une thèse intitulée L'Influence du roman russe (Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski, Tolstoï, Tchekhov) sur le roman anglais contemporain (d'Arnold Bennett à Virginia Woolf). Elle s'engage dans la Résistance et doit quitter Paris avant d'avoir obtenu sa thèse. En octobre 1944, elle part en Suisse où elle est envoyée par le Ministère de l'information. Après la guerre, Célia Bertin séjourne à Cagnes-sur-Mer, puis à Saint-Paul-de-Vence. Elle publie son premier roman, La Parade des impies, en 1946. 

En 1951, elle participe à la fondation de la revue littéraire Roman, avec Pierre de Lescure, publiée à Saint-Paul-de-Vence. Elle s'installe à Paris en 1953, année où elle obtient le prix Renaudot pour La Dernière Innocence. Célia Bertin réalise des traductions de l'anglais et de l'italien et publie de nombreux articles (dans Le Figaro littéraire, Arts, la Revue de Paris). Elle rédige également des biographies. Elle retrace notamment la destinée de Rodolphe de Habsbourg dans Mayerling, ou le Destin fatal des Wittelsbach, publié en 1967. Elle obtient la médaille d'argent du prix Thérouanne en 1987 pour un ouvrage sur Jean Renoir. 

Distinctions

  • Célia Bertin est officier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Publications

  • 1946 : La Parade des impies, éditions Grasset
  • 1947 : La Bague était brisée, éditions Corrêa
  • 1949 : Les Saisons du mélèze, éditions Corrêa
  • 1953 : La Dernière Innocence, éditions Corrêa – Prix Renaudot. Traduit en anglais par Marjorie Deans: The Last Innocence, New York, McGraw-Hill Book Co., 19555
  • 1954 : Contre-champ, éditions Plon
  • 1957 : Une femme heureuse, éditions Corrêa
  • 1958 : Le Temps des femmes, éditions Hachette
  • 1963 : La Comédienne, éditions Grasset
  • 1967 : Mayerling, ou le Destin fatal des Wittelsbach, éditions Perrin
  • 1972 : Je t'appellerai Amérique, éditions Grasset
  • 1977 : Liens de famille, éditions Grasset
  • 1982 : Marie Bonaparte, a Life, New York, Harcourt Brace Jovanovich
  • 1986 : Jean Renoir, Librairie académique Perrin – Prix Thérouanne de l'Académie française en 1987
  • 1989 : La Femme à Vienne au temps de Freud, éditions Stock ; rééd. éditions Tallandier 2009
  • 1991 : Jean Renoir, a Life in Pictures, Baltimore, Johns Hopkins University Press
  • 1993 : Femmes sous l'Occupation, éditions Stock ; rééd. éditions de la Seine 2005
  • 1994 : Jean Renoir, cinéaste, éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Arts », no 209
  • 1999 : Marie Bonaparte, la dernière Bonaparte, éditions Perrin – Présentation d'Élisabeth Roudinesco.
  • 1999 : Louise Weiss, éditions Albin Michel
  • 2008 : Portrait d'une femme romanesque. Jean Voilier, éditions de Fallois – Prix d'Académie

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