Buisson Georges

Publié le par Roger Cousin

Georges Buisson 1878 - 1946, né à Évreux, dans l'Eure. En 1920, à 42 ans, il devient, jusqu'en 1929, le septième secrétaire général de la Fédération CGT des employés et membre de la commission administrative de la CGT. En 1921, il était devenu vice-président de la Fédération internationale des Employés et secrétaire général du Parti républicain-socialiste. En 1936, secrétaire adjoint de la CGT réunifiée. Sténographe à l'Assemblée nationale, il organise en 1889 le premier concours de dactylographie. La même année, il fonde le Syndicat général des sténographes et dactylographes, signe de la généralisation de ce métier col blanc dont l'essor est associé à celui de la seconde révolution industrielle. Il s'installe à Paris en 1901, rue de Montmorency. Après s'être marié, il réside rue Doudeauville.

Très tôt, Buisson appartient à la Chambre syndicale des Employés. Adhérent au Parti socialiste, il s'y montre effacé entre les deux guerres. Dès la fin de 1902, il est délégué du groupe socialiste de la Goutte-d'Or au Comité de la Fédération de la Seine du Parti socialiste français. Lors de l'unification de 1905, il ne rejoint pas le Parti socialiste SFIO. En 1911, il est secrétaire général du Parti républicain-socialiste, qui fera bientôt paraître Le Cri républicain socialiste, dont Buisson est le gérant. Puis, il quitte le secrétariat général de ce parti et demeure secrétaire de la Fédération de la Seine. En 1912 et en 1914, il est en concurrence électorale avec la SFIO dans le quartier de la Goute-d'Or. Plus tard, il rejoindra ce parti (en 1933, il appartient à une section de la Seine; en 1945, il est toujours recensé comme membre du parti).

C'est en 1908, au congrès de Rouen, qu'il est élu secrétaire adjoint de la Fédération nationale des Employés, membre de la CGT. Il accomplit pour la CGT de nombreuses missions en province, participant, notamment, à la création des sections d'employés du Syndicat national des travailleurs du Gaz et de la Fédération de l'Éclairage. En 1910, il devient trésorier de sa Fédération. C'est dix ans plus tard qu'il accède au secrétariat général de la Fédération générale des syndicats d'employés. L'année suivante, il devient, également, vice-président de la Fédération internationale des Employés, au congrès de Vienne, en Autriche.

Depuis 1920, Buisson a aussi été désigné pour siéger à la commission administrative de la CGT. En 1929, Capocci le remplace au secrétariat de la Fédération des Employés. Buisson est un spécialiste des problèmes d'Assurances sociales. En 1930, il fait partie de la représentation française au Ve congrès de la Fédération syndicale internationale, à Stockholm. Par ailleurs, il collabore régulièrement au journal Le Peuple. Avec le retour de l'unité syndicale, en 1936, Buisson ne joue plus de rôle chez les Employés mais demeure au Bureau confédéral de la CGT comme secrétaire adjoint. Il dénoncera le "pacte Staline-Hitler", puis rejoindra Londres, en 1943, pour se mettre au service de la France libre. Il constitue un trait d'union entre Jouhaux et le comité de Londres. Bien vite, il est délégué auprès du gouvernement d'Alger, puis délégué de la CGT à l'Assemblée consultative. Il demeure secrétaire de la CGT de la Libération à son décès. De 1925 à 1939, Buisson a été membre du Conseil national économique.



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