Picasso Pablo

Publié le par Mémoires de Guerre

Pablo Ruiz Picasso, né à Malaga (Espagne) le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973 à Mougins (Alpes-Maritimes, France), est un peintre, dessinateur, sculpteur et graveur espagnol ayant passé l'essentiel de sa vie en France. Artiste utilisant tous les supports pour son travail, il est considéré comme le fondateur du cubisme avec Georges Braque et un compagnon d'art du surréalisme. Il est l'un des plus importants artistes du XXe siècle, tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques. Il a produit près de 50 000 œuvres dont 1 885 tableaux, 1 228 sculptures, 2 880 céramiques, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes (gravures, lithographies, etc.). Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent le proto-cubiste Les Demoiselles d'Avignon (1907) et Guernica (1937), une représentation dramatique du bombardement de Guernica pendant la guerre civile espagnole. 

Picasso Pablo

Enfance et famille

Pablo Picasso naît le 25 octobre 1881 au 36, place de la Merced (aujourd'hui no 15), à Malaga. Il est le premier enfant de José Ruiz y Blasco, alors professeur de peinture à l'école provinciale des Arts et métiers de la ville dite « San Telmo », et de María Picasso López, une fille de vignerons. Son nom complet est Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Mártir Patricio Ruiz y Picasso. Le nom de Picasso, qui n'est pas espagnol, serait selon certains auteurs d'origine italienne. Un de ses arrière-grands-pères est né à Sori dans la région de Gênes. En revanche, selon Robert Maillard, la famille ne serait pas originaire d'Italie. Pablo avait deux sœurs (Maria de los Dolores, dite « Lola », née en 1884, et Maria de la Concepción, dite « Conchita », née en 1887), mais aucun frère.

En 1891, le musée provincial de Malaga dont José Ruiz Blasco était le conservateur, ferme ses portes, ce qui oblige le père à trouver d'autres moyens de subsistance. La famille déménage à La Corogne et José Ruiz Blasco occupe un poste de professeur au lycée Da Guarda. La mort de sa sœur Conchita d'une diphtérie en janvier 1895 traumatise Picasso et son vœu d'arrêter la peinture si sa sœur avait guéri n'étant pas exaucé, il se réfugie dans son art8. Son père est alors nommé professeur à La Llotja de Barcelone, en 1895. Une collection Mellon conservait en 1966 le portrait par Picasso d'une de ses sœurs daté de 1901. 

Les débuts à Barcelone

Il s'intéresse à l'art espagnol du Moyen Âge et au Greco, mais il découvre aussi Edvard Munch, Théophile Alexandre Steinlen et Henri de Toulouse-Lautrec. Lui-même expose pour la première fois en 1899. Sa peinture est alors relativement classique. Les préoccupations liées au contenu s'y expriment en différentes couleurs : le bleu traduit sa révolte contre la misère humaine (« période bleue » [1901-1904] : Femme au fichu bleu, 1902) ; le rose revêt une signification plus festive en rapport avec son amour du cirque (« période rose » [1904-1906] : les Bateleurs, 1906).

À Montmartre au début du siècle

À Paris, où il occupe depuis 1904 le fameux atelier du Bateau-Lavoir, à Montmartre, Picasso entame une évolution radicale. Celle-ci résulte à la fois de son aspiration à une plastique qui vise l'essentiel, nourrie des exemples de la sculpture ibérique puis africaine, des nouvelles découvertes (Jean Auguste Dominique Ingres, Paul Cézanne, Paul Gauguin) et des rencontres (Henri Matisse, Georges Braque, André Derain) qu'il fait. Une conception déroutante en découle, dont les Demoiselles d'Avignon (1906-1907) sont le manifeste. Braque s'indigne, mais Daniel Henry Kahnweiler, un jeune collectionneur allemand, s'extasie.

Une décisive contribution au cubisme

La géométrisation qu'introduisent les Demoiselles d'Avignon s'accentue sous la forme d'une fragmentation (Usine à Horta de Ebro,, 1909 ; Tête de femme, bronze, id.) et aboutit, en symbiose avec les travaux de Braque, à l'avènement du cubisme. Figures et natures mortes confirment l'éclatement des volumes menant à une structuration par plans et à une vision globale de la toile (Portrait de Kahnweiler, 1910). On est alors aux limites de l'abstraction, avec des couleurs réduites à des camaïeux bruns et gris, avec des formes ramenées à quelques signes – typiques de la phase du cubisme dit « hermétique » Le problème des rapports avec la réalité trouve chez Picasso des solutions nouvelles qu'apportent, dès 1911, l'introduction de chiffres, de lettres ou de mots dans l'espace pictural, puis l'intégration à celui-ci d'éléments réels tels que des morceaux de journaux ou de papier peint, ou encore des imitations de bois (Nature morte à la chaise cannée, 1912). Les papiers collés, qui accordent une grande place à la couleur, de même que les assemblages d'éléments en bois et en métal (Bouteille de Bass, verre et journal, 1914.) proposent une approche synthétique des objets usuels du répertoire cubiste (bouteille, verre, guitare, etc.).

Accomplissement d'un art protéiforme

Une autre période s'ouvre lorsque Picasso, à la faveur d'un séjour à Rome, collabore avec Serge de Diaghilev pour les décors et costumes de plusieurs ballets (dont Parade, 1917, et Pulcinella, 1920). Il s'oriente partiellement vers une peinture volontiers antiquisante et monumentale (la Flûte de Pan, 1923). Dans le même temps, l'expérience cubiste, loin d'être oubliée (les Trois Musiciens, 1921), connaît des prolongements multiples, voire contradictoires : de la désarticulation des formes naissent, sous l'influence surréaliste, aussi bien la beauté « convulsive » invoquée par André Breton (la Danse, 1925) que l'érotisme violent issu de ses propres fantasmes (Figures au bord de la mer, 1931). Cette stylisation se retrouve, d'une part, dans les constructions en fer semi-abstraites exécutées à partir de 1928-1929 avec l'aide de Julio González et, d'autre part, dans les têtes et bustes de femmes, tout en rondeurs, de 1932-1933.

La présence de l'Espagne

L'Espagne ne cesse pas de hanter un artiste qui traite abondamment de la corrida (la Mort du torero, 1933). Dans le contexte de la guerre civile qui meurtrit le pays, Picasso accentue les déformations de ses sujets (Femmes dans un intérieur, 1936) et s'éveille au militantisme dénonciateur (Guernica, 1937). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, qu'il passe à Paris, son expression se fait encore plus angoissée (Nature morte au crâne de bœuf, 1942) ou retrouve, avec une facture classique, un pathétique intemporel (l'Homme au mouton, bronze, 1944).

Les variations à la lumière du Midi

L'engagement d'un homme qui déclare avoir fait de la peinture « en véritable révolutionnaire » se concrétise par son adhésion au Parti communiste en 1944. Dans le Midi méditerranéen où il choisit de vivre, Picasso donne libre cours à son espoir d'un monde délivré de la guerre (la Joie de vivre, 1946 ; la Guerre et la Paix, 1952). Entre autres expériences nouvelles, il crée un saisissant bestiaire par la sculpture (la Chèvre, 1950 ; la Guenon et son petit, 1952) et par la céramique. Il achève aussi son œuvre de graveur, qui comprend au total plus de 2 000 estampes. En peinture, Picasso se met à sonder les apports de son œuvre propre ou de celle de ses contemporains (comme celle de Matisse dans l'Atelier de Cannes, 1956). Il revisite aussi de grands tableaux du passé dans plusieurs séries (Femmes d'Alger [1954-1955], d'après Eugène Delacroix ; les Ménines [1957], d'après Diego Vélasquez ; le Déjeuner sur l'herbe [1960-1961], d'après Édouard Manet ; l'Enlèvement des Sabines [1962-1963], d'après Louis David). Ce sont autant de prétextes à des variations picturales que couronne la série sur le Peintre et son modèle – c'est-à-dire sur le peintre et la femme.

Figures féminines

Fernande Olivier (1881-1966), Eva Gouel (1885-1915), Olga Khokhlova (1891-1954), Marie-Thérèse Walter (1909-1977), Dora Maar (1907-1997), Françoise Gilot (née en 1921), Jacqueline Roque (1926-1986) : les femmes que Picasso a aimées furent pour lui une source constante d'inspiration et ses liaisons furent autant de jalons dans une œuvre dont elles contribuent à délimiter les styles. À quelques exceptions près, comme le Portrait d'Olga dans un fauteuil (1918), nettement figuratif, les visages de ces femmes sont moins un modèle qu'un matériau de construction, dont les divers éléments – nez, oreilles, cou – peuvent être déformés et disposés selon l'expression recherchée. Picasso vise avant tout à cerner des personnalités. L'activité artistique de Picasso ne prend fin qu'avec sa mort, à l'âge de 91 ans. La vaste dation à laquelle procéderont ses héritiers constituera le fonds du musée national Picasso de Paris, inauguré en 1985.

Dernières années

En avril 1971, la galerie Louise Leiris expose les 194 dessins réalisés entre le 15 décembre 1969 et le 12 janvier 1971. Nouvelle exposition à la galerie Louise Leiris, en janvier 1973, qui montre cette fois les 156 gravures, réalisées entre fin 1970 et mars 1972. Picasso meurt le 8 avril 1973 d'une embolie pulmonaire. Il est enterré deux jours plus tard dans le parc du château de Vauvenargues dans les Bouches-du-Rhône, selon la décision de sa femme Jacqueline et de son fils Paulo, après que la mairie de Mougins a refusé l'inhumation sur sa commune, voyant en lui un « communiste milliardaire ». L'enterrement a lieu dans une ambiance familiale délétère, Marie-Thérèse Walter, sa fille Maya ou Paloma, ainsi que son fils Claude se voyant interdire l'accès au château. Selon le vœu de Picasso, la sculpture monumentale en bronze La Femme au vase est scellée sur sa tombe, dans le parc du château. Jacqueline Roque sera elle-même enterrée à ses côtés en 1986. Une exposition de 201 toiles se tient au Palais des Papes d'Avignon. Prévue de mai à septembre 1973, elle est finalement prolongée, selon les vœux de Jacqueline Picasso, jusqu'au début de l'année 1976, date à laquelle une partie des tableaux exposés sont dérobés entraînant la fermeture définitive de l'exposition. 

Guernicad Picasso réalisa cette huile sur toile de style cubiste entre le 1er mai et le 4 juin 1937

Guernicad Picasso réalisa cette huile sur toile de style cubiste entre le 1er mai et le 4 juin 1937

Descendance et héritage

Sept femmes ont marqué les grandes étapes de la vie de Picasso : à chacune d'elles on peut rattacher une période majeure de son œuvre. Picasso a eu quatre enfants avec trois d'entre elles :

Mort sans avoir laissé de testament, les héritiers légaux de Picasso sont son fils Paulo et Jacqueline Roque, les trois autres enfants étant nés hors mariage ; mais ces derniers gagnent en 1974 leur procès en reconnaissance de droit à l'héritage. La mort prématurée de Paulo provoque une querelle autour de cet héritage lucratif, « héritage du siècle », évalué en 1977, après quatre années d'inventaire dans les onze propriétés de Picasso par le commissaire-priseur Maurice Rheims, à 1,4 milliard de francs, soit l'équivalent de 700 millions d'euros (valeur 2010), sans compter les droits patrimoniaux. La dation permet aux héritiers de l'artiste de régler leurs énormes droits de succession en cédant des œuvres à l'État, qui sont regroupées principalement dans le Musée Picasso, dont la collection de 5 000 œuvres (232 tableaux, 158 sculptures, 88 céramiques, 1 500 dessins et papiers collés, 1 600 gravures) représente la plus importante collection publique du peintre au monde. Selon Olivier Widmaier Picasso, son patrimoine est aujourd'hui estimé à dix milliards d'euros. Depuis 1995, c'est la société « Picasso Administration » qui gère les droits des héritiers liés à l'œuvre, au nom et à l'image du peintre. Cette société est gérée et fondée par Claude Picasso qui a été désigné le 24 mars 1989 par le Tribunal de grande instance de Paris pour régler l'indivision de la succession de son père. Cette société est aussi amenée à donner son expertise pour authentifier les œuvres du peintre, comme dans l'affaire des 271 Picasso de Pierre Le Guennec. 

Picasso et la corrida

La tauromachie est un thème important dans toute l'œuvre de Picasso, depuis ses débuts d'enfant peintre jusqu'à la fin de sa vie. Tout jeune, il va avec son père dans les arènes de Malaga et c'est ensuite en France, à Arles, à Nîmes et dans tout le Sud qu'il continue à suivre les ferias. Cette passion de son enfance ne l'a jamais quitté. Il avouait que s'il avait eu à choisir, il aurait été picador et non torero. Fervent amateur, il entraîne dans son sillage tout un monde d'intellectuels. Dès 1910, il initie Georges Braque et Max Jacob à l'art de la corrida. Sa première peinture de corrida connue date de 1889 et s'intitule Petit picador jaune. Cheval éventré de 1917 est une première approche de ce qui deviendra plus tard le cheval de Guernica. Le thème du Minotaure, inspiré du taureau et des légendes grecques, revient dans une série d'œuvres à forte connotation sexuelle, couramment rassemblées sous le titre Minotauromachie, tel Le Minotaure et la jeune fille (1934-1936). 

C'est dans ce style de la Minotauromachie qu'il illustre en 1930 les Métamorphoses d'Ovide. En 1933, il réalise la couverture du premier numéro de la revue surréaliste, Minotaure, fondée par Georges Bataille et éditée par Albert Skira, le 25 mai 1933. Dès 1930, Picasso a déjà entraîné dans les arènes Robert Desnos, Francis Picabia, Jean Cocteau, Paul Éluard ou René Char. En septembre 1933, il peint à Boisgeloup La Mort du toréro. Plus tard, en pleine période abstraite, il livre une Nature morte à l'épée de matador (1943). Après la guerre, il va aux arènes avec George Bataille et Michel Leiris ; et à Vallauris, en 1948, il fait organiser des corridas qui attirent des célébrités. Mais sa contribution la plus importante à l'art de la tauromachie est son livre Toros y toreros, publié en 1953 avec un texte de son ami, le torero Luis Miguel Dominguin. Enfin, la corrida est également très présente dans son important travail céramique. 

Écriture et livres illustrés

En 1931, il participe à l'édition de deux livres majeurs accompagnés d'estampes : Les Métamorphoses d'Ovide, avec 30 gravures à l'eau-forte et Le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, avec 13 gravures à l'eau-forte. Au total, Picasso illustrera plus de 150 ouvrages durant sa vie, parmi lesquels des chefs-d'œuvre du XXe siècle : Le Chant des morts, de Pierre Reverdy, avec 125 lithographies ; La Célestine de Fernando de Rojas, avec 66 eaux-fortes et aquatintes ; vingt poèmes de Luis de Góngora, avec 41 eaux-fortes et aquatintes ; L'Histoire naturelle de Buffon, avec 31 gravures à l'aquatinte ; la Tauromaquia (1959), avec 27 gravures à l'eau-forte et aquatinte, et aussi Toros y toreros (1961), avec un texte sur la corrida de Luis Miguel Dominguin, et une étude de Georges Boudaille. 

Une édition de luxe tirée à 150 exemplaires comporte une suite de 15 dessins sur papier Arches et une lithographie. En 1935, il se consacre intensément à l'écriture de poèmes, en écrivant près de 400 sur une courte période. Durant la Seconde Guerre mondiale, Picasso écrit en 1941 une pièce de théâtre de style surréaliste, Le Désir attrapé par la queue, dont il donnera une lecture le 19 mars 1944, chez Michel Leiris, avec ses amis Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Louise Leiris, Pierre Reverdy entre autres. La pièce sera finalement créée en juillet 1967. Il a écrit également deux autres œuvres littéraires Les Quatre Petites Filles et L'Enterrement du comte d'Orgaz. 

Une cote exceptionnelle

Selon Guillaume Cerutti, président de Sotheby's France, « au mépris de la loi selon laquelle ce qui est rare est cher, il est celui qui atteint les prix les plus élevés. Il est l'artiste universel par excellence : il est recherché comme un trophée, un nom familier, comme un artiste immense, par les collectionneurs du monde entier ». La collection du musée Picasso de Paris a été estimée à environ 10 milliards d'euros en 2013, selon Anne Baldassari, sa directrice de l'époque. Le 10 novembre 1999, chez Sotheby's à New York, un portrait de Dora Maar provenant de la collection d'Eleanore et Daniel Saidenberg, intitulé Femme assise dans un jardin, une huile sur toile datée de 1938, s'est vendue pour 49 502 500 $, soit une somme supérieure à 45,8 millions d'euros ; ce fut à l'époque la deuxième enchère jamais atteinte pour une œuvre d'art.

Depuis, Dora Maar au chat (1941) s'est vendue 95 216 000 $ le 3 mai 2006 chez Sotheby's, acquise par un acheteur russe (l'estimation n'en donnait pas plus de 70 millions), sans toutefois détrôner le Garçon à la pipe (1905), provenant de la Greentree Foundation, et auparavant des collections de monsieur et madame John Hay Whitney, vendu 104 168 000 $ deux ans plus tôt, le 5 mai 2004 chez Sotheby's, ce qui constitua le premier tableau dans l'histoire dépassant la barre symbolique des 100 millions de dollars. En 2007, aux enchères, la Femme à la mandoline s'est vendue pour 27 millions d'euros, le Mousquetaire et nu assis a été vendu pour 9,954 millions d'euros en juin 2007, et la Tête d'Arlequin a atteint 15,16 millions de $.

Le 3 mai 2010, Nu au plateau de sculpteur (1932) est devenu l'œuvre d'art la plus coûteuse jamais vendue aux enchères, en étant adjugée chez Christie's, à New York, pour 106,5 millions de $. Des croquis de l'artiste sur papier sont en revanche nettement moins chers. Le dessin Buste de femme au corsage blanc (1957) a été vendu pour 40 000 euros en 2007. L'estimation était de 30 000 euros. Le 11 mai 2015, Les Femmes d'Alger (version O), toile peinte en 1955, vendu 179,36 millions de dollars, devient, pour un temps, la toile la plus chère du monde. En 2016, un collage de Picasso de 1914 est acquis par le musée de Grenoble pour la somme de 750 000 euros. Le portrait de Marie-Thérèse Walter intitulé Femme au béret et à la robe quadrillée, peint par Picasso en 1937, est vendu aux enchères à Londres chez Sotheby's le 28 février 2018 pour un montant de 69,4 millions de dollars.

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