One-Two-Two

Publié le par Roger Cousin

Le One Two Two (« Un Deux Deux » en anglais) était l'une des plus luxueuses et illustres maisons closes de Paris dans les années 1930 et 1940. 

Marcel Jamet et Fernande sa femme dite " Doriane", tous les 2 propriétaires du "122" rue de Provence à PARIS sont à SGD en 1940 durant l'exode au debut de la guerre. Le 122 était la plus fameuse maison close de Paris de 1930 à 1945. - Réfectoire du One Two Two, au 122, rue de Provence (8e). Dans les coulisses du bordel, les filles se reposent, discutent, se restaurent et boivent le peu de temps libre dont elles disposent.Marcel Jamet et Fernande sa femme dite " Doriane", tous les 2 propriétaires du "122" rue de Provence à PARIS sont à SGD en 1940 durant l'exode au debut de la guerre. Le 122 était la plus fameuse maison close de Paris de 1930 à 1945. - Réfectoire du One Two Two, au 122, rue de Provence (8e). Dans les coulisses du bordel, les filles se reposent, discutent, se restaurent et boivent le peu de temps libre dont elles disposent.

Marcel Jamet et Fernande sa femme dite " Doriane", tous les 2 propriétaires du "122" rue de Provence à PARIS sont à SGD en 1940 durant l'exode au debut de la guerre. Le 122 était la plus fameuse maison close de Paris de 1930 à 1945. - Réfectoire du One Two Two, au 122, rue de Provence (8e). Dans les coulisses du bordel, les filles se reposent, discutent, se restaurent et boivent le peu de temps libre dont elles disposent.

Le nom était tiré de l'adresse, 122 (traduite en anglais, Un, deux, deux = One, two, two). Le One-Two-Two était situé rue de Provence dans le 8e arrondissement, tout proche du Printemps et du boulevard Haussmann. À l'origine, il s'agissait d'un immeuble de trois étages, ancien hôtel particulier du prince Joachim Murat. Il fut surélevé de quatre étages par Marcel Jamet en 1933 : au total, sept étages imposants aux volets blancs toujours clos.

Le One Two Two a été ouvert en 1924 par Marcel Jamet, et sa première femme Fernande qui se faisait appeler Doriane, une ancienne prestataire de services du Chabanais. Par l'intermédiaire de son époux, Doriane se porte acquéreur du 122, rue de Provence. Celle-ci n'emploie au début que trois « essoreuses ». Mme Doriane abandonna le One Two Two, pour suivre un riche diplomate en 1939, et sera remplacée par Georgette Pélagie dite Fabienne, une jeune femme devenue sous-maîtresse à l'âge de 21 ans. Marcel Jamet l'épousera en 1942 et offrira un festin hors norme pour cinquante-six invités triés sur le volet.

Durant l'Occupation allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale, le One Two Two, à l'image du Chabanais fut le lieu de détente de « l'après-travail » de nombreux officiers de l'Armée allemande qui y venaient profiter des services des jeunes pensionnaires. Le One Two Two ferma ses portes en 1946, lors de l'interdiction par la loi Marthe Richard des maisons closes en France. Cependant des rumeurs affirmaient, au sein du tout-Paris, que le One Two Two continuait ses activités sans pour autant que cela se soit confirmé. C'était un lieu fréquenté par la haute société, où l'on se rendait tant pour y être vu (certains hommes y allant uniquement pour dîner avec leur compagne) que pour goûter du charme de ses « pensionnaires ».

 

Marcel Jammet, surnommé Fraisette, patron du One Two Two, entouré de deux prostituées dans la cuisine de son établissement.

Marcel Jammet, surnommé Fraisette, patron du One Two Two, entouré de deux prostituées dans la cuisine de son établissement.

Pendant la guerre, le capitaine Radecke de l'Abwehr, le miliardaire Joseph Joanovici, de très nombreux officiers allemands dont le One Two Two était un bordel officiel, et les membres de la Gestapo française, la « Carlingue » avec les hommes de Pierre Bonny et Henri Lafont. Les initiés pratiquaient « le voyage autour du monde », qui consistait à pratiquer des figures inspirées par le Kama-Sutra, dans les vingt-deux chambres, chacune décorée comme des décors de cinéma, pour faire un tour du monde de tous les plaisirs érotiques. Chaque chambre avait ses femmes, mises en valeur sur des socles, avec des costumes et des éclairages.

  • La chambre de torture du Moyen Âge, avec carcans, chaînes et fouets
  • La chambre des supplices avec mise en scène de crucifixion
  • La cabine de paquebot transatlantique
  • La cabine de l'Orient Express, avec le son des trains enregistré
  • Le grenier à foin
  • La chambre igloo
  • La chambre corsaire, avec un lit à baldaquin qui tangue avec le roulis, le mât pour s'accrocher et des jets de paquets de mer à grands coups de seaux d'eau par des assistantes
  • La chambre provençale
  • La chambre champêtre
  • La chambre égyptienne avec Cléopâtre
  • La chambre romaine, ambiance d'orgie de triclinium
  • La chambre grecque, à l'antique au milieu des colonnes
  • La chambre Renaissance avec les courtisanes de François Ier
  • Les galeries des glaces, comme un petit Versailles avec d'immenses miroirs pivotants

 

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