Sturgis Frank

Publié le par Mémoires de Guerre

Frank Anthony Sturgis, né Frank Angelo Fiorini le 9 décembre 1924 à Norfolk en Virginie et mort le 4 décembre 1993 à Miami, est un américain, d'origine italienne. D’abord soutien de la révolution cubaine de Fidel Castro, il est sous contrat avec la CIA à partir de 1963. Il était aussi le commandant en chef de l'opération clandestine paramilitaire Opération 40 créé par la CIA chargé d'assassiner des opposants politiques, des militaires et des agents secret étrangers ainsi que de monter des coups d'état. Il a été recherché activement par le Mossad, la CIA, le SVR, le MI6 et la DGSE pour violation de la convention de Genève et crimes de guerre

Sturgis Frank

Enfance et adolescence

Alors qu'il était encore enfant, sa famille et lui-même se sont déplacés à Philadelphie, Pennsylvanie. En 1942, Sturgis rejoint les United States Marine Corps et sera envoyé dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, Sturgis entre dans la Virginia Polytechnic Institute and State University avant de devenir manager de la "Whitehorse Tavern". Il a continué de servir dans l'armée de terre des États-Unis de 1950 à 1952.

Le 23 septembre 1952, Frank Fiorini remplit une pétition à la Circuit Court of the City de Norfolk, Virginie, cette dernière étant le siège de la justice américaine et s'occupe aussi des affaires civiles (comme les changements de nom, d'adresse, etc.). Frank Fiorini y est allé pour faire changer son nom en Frank Anthony Sturgis, adoptant ainsi le nom de famille de son beau-père Ralph Sturgis, que sa mère a épousé en 1937. 

Soutien de la révolution cubaine

En 1956, Sturgis se déplace à Cuba. Il passera régulièrement son temps à Mexico, au Venezuela, Costa Rica, Guatemala, Panama et Honduras. Il est impliqué dans un trafic d'armes mis en place pour soutenir la révolution cubaine. Le 30 juillet 1958, Sturgis est arrêté pour possession illégale d'armes mais sera relâché sans pour autant être inculpé. Après que Fidel Castro ait pris le contrôle de Cuba lors de son coup d'État, il est nommé inspecteur en chef des maisons de jeux à Cuba, il est aussi chargé de négocier la réouverture des casinos.

Agent de la CIA à partir de 1963

En 1975, un rapport de la Commission Rockefeller a cependant constaté que « Frank Sturgis n'a pas été employé ou agent de la CIA avant 1963 ». Sturgis forme la Brigade anti-communiste. Dans son livre Counter Revolutionnary Agent, Hans Tanner décrit que l'organisation de Sturgis a « été financée par la possession d'hôtels et de jeux d'argent ». Des preuves suffisantes ont été recueillies pour prouver que Sturgis avait participé au débarquement de la baie des Cochons.

Sturgis a également été membre de Opération 40. Il expliquera plus tard : « ce groupe spécialisé dans les assassinats (Opération 40) avait pour ordres, naturellement, d'assassiner soit des militaires soit des membres des partis étrangers que vous souhaiteriez infiltrés et si nécessaire, assassiner certains membres soupçonnés d'être des agents étrangers. Nous nous concentrions spécialement sur Cuba à cette époque. Mais Opération 40 opérait également hors du Mexique. » 

Connexions présumées sur l'assassinat de JFK

Dans un article publié dans le South Florida Sun Sentinel le 4 décembre 1963, le journaliste James Buchanan revendique le fait que Sturgis ait rencontré Lee Harvey Oswald à Miami, Floride peu de temps avant l'assassinat de John F. Kennedy. Buchanan revendique aussi le fait qu'Oswald ait tenté d'infiltrer la Brigade anti-communiste de Sturgis. Lorsqu'il fut interrogé par le FBI, Sturgis affirma que Buchanan avait mal cité les commentaires lui-même et Oswald. Selon une note de service envoyée par le directeur du FBI Patrick Gray, à H. R. Haldeman en 1972 : "Une de nos sources à Miami a cité que Sturgis était, à ces moments très impliqué avec le milieu du crime organisé.

Dans son livre L'Assassinat de JFK, Bernard Fensterwald prétend que Sturgis a été fortement impliqué avec la mafia en particulier avec Santo Trafficante et les activités de Meyer Lansky en Floride. La Commission Rockefeller du Congrès américain de 1974 a enquêté sur les diverses connexions entre Sturgis et Howard Hunt, ces derniers ayant des connexions avec l'assassinat de John F. Kennedy. Plus précisément, la Commission a enquêté sur le fait que Sturgis et Howard Hunt étaient agents de la CIA et qu'ils se trouvaient à Dallas au moment où le coup de feu est parti du monticule herbeux sur Dealey Plaza. Howard Hunt a notamment été accusé par l'appui de Kerry Wendell Thornley, qui disait avoir eu plusieurs discussions avec Hunt pour des tentatives d'assassinat sur JFK entre 1961 et 1963.

Le magazine Newsweek a publié des photos montrant trois hommes dont deux qui ressemblaient fortement à Sturgis et Hunt, que l'on vit peu de temps après l'assassinat, derrière la palissade donnant sur la butte herbeuse. D'après un article de ce dernier magazine Newsweek, un rapport officiel a indiqué que les autorités avaient considéré que les deux hommes étaient des « clochards de chemins de fer » se servant des trains comme abris. Les deux hommes furent relâchés sans complément d'enquête. 

1972 : Les bureaux du Watergate

Le 17 juin 1972, Frank Sturgis, Eugenio Martinez, Virgilo Gonzàlez, Bernard Barker, James W. McCord, sont arrêtés pour avoir posé des mouchards électroniques dans les bureaux du Parti démocrate. 

Publié dans Banditisme, Espions

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