La Bête humaine

Publié le par Jean Renoir

La Bête humaine est un film français réalisé par Jean Renoir, adapté du roman éponyme d’Émile Zola, sorti en 1938. Sous-chef de la gare du Havre, Roubaud se rend à Paris avec son épouse, la belle Séverine, dans l'espoir de bénéficier d'une faveur de Grandmorin, le parrain de sa femme, un cadre supérieur influent dans la compagnie de chemins de fer. Après l'entrevue, aussi brève qu'infructueuse, l'homme comprend, atterré, que Séverine et Grandmorin sont amants. Fou de jalousie, il attire le concupiscent parrain dans un piège, à bord de l'express Paris-Le Havre, et le tue sous les yeux de sa femme. Arrivé en Haute-Normandie, le couple descend du train sans savoir que Jacques Lantier, le mécanicien, les a vus sortir du compartiment où l'irréparable a été commis...

La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy
La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy

La Bête humaine de Jean Renoir avec Jean Gabin - Simone Simon - Fernand Ledoux - Julien Carette - Blanchette Brunoy

Fiche technique

  • Titre : La Bête humaine
  • Réalisation : Jean Renoir
  • Scénario : Jean Renoir, adapté du roman La Bête humaine, d'Émile Zola
  • Dialogue: Jean Renoir, Denise Leblond-Zola
  • Directeur de la photographie : Curt Courant
  • Cadreur: Claude Renoir, assisté de Jacques Natteau, Maurice Pecqueux, Guy Ferrier, Alain Renoir
  • Son: Robert Teisseire
  • Photographe de plateau: Sam Levin
  • Musique originale : Joseph Kosma
  • Chanson: Le p'tit cœur de Ninon (paroles : Georges Millandy, musique: Ernesto Becucci)
  • Décors : Eugène Lourié
  • Costumes : Laure Lourié
  • Maquillage : Paule Déan
  • Assistant réalisateur : Claude Renoir (ainé)
  • Script-girl: Suzanne de Troye
  • Montage : Marguerite Renoir et Suzanne de Troye
  • Producteurs : Raymond Hakim et Robert Hakim
  • Production : MM. Hakim et Paris Film
  • Pays d'origine : France
  • Langue : français
  • Pellicule 35 mm - Noir et blanc - Caméra 120 Parvo
  • Enregistrement R.C.A
  • Tournage: août septembre 1938, Studios de Billancourt ; extérieurs : gare Saint-Lazare, Évreux, Le Havre, Bréauté-Beuzeville et ses environs
  • Date de sortie : France, 23 décembre 1938, Paris, Cinéma Madeleine
  • Durée : 98 minutes
  • Genre : drame

Distribution

Critique lors de la sortie en salle le 28/02/2015 Par Marine Landrot

Genre : adaptation littéraire.

Mécanicien sur la ligne ferroviaire Paris-Le Havre, Jacques Lantier a deux amours passionnelles : Séverine Roubaud (une femme mariée) et la Lison (sa locomotive). De retour d'un congé, il apprend que le mari de Séverine vient d'assassiner Grandmorin, une haute personnalité du monde des chemins de fer. Lantier garde le silence, alors que Séverine compte sur l'occasion pour se débarrasser de son époux.

1937, Jean Renoir vient de réaliser La Marseillaise sous les auspices de la CGT. Et La vie est à nous (1936) est interdit à cause de ses influences communistes. La critique d'avant-guerre attend donc beaucoup de l'adaptation de ce drame social d'Emile Zola. Mais le cinéaste commence à trouver que sa casquette de prolo engagé lui tient trop chaud. Contre toute attente, il élude le naturalisme du roman et se consacre à l'évocation du dilemme amoureux de Lantier. Conquis par le pouvoir poétique de l'écrivain, Renoir monte finalement une superbe chronique sur le fatalisme du coeur.

Avec une noirceur passionnée, il joue sur le symbolisme très « cinégénique » de la Lison. Ici, la locomotive évoque autant l'érotisme interdit, contre lequel Lantier tente éperdument de lutter, que l'irrémédiable emportement d'une humanité qui court à sa perte, effrayée par le progrès. Alors que Jean Gabin attendait depuis longtemps de prêter sa carrure bourrue à un personnage de cheminot, il garde une réserve étonnante, rongé par des sentiments destructeurs. Un chef-d'oeuvre abrupt et tourmenté. — Marine Landrot

Publié dans Films

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