Louvigny Jacques

Publié le par Mémoires de Guerre

Jacques Charles de Louvigny dit Jacques Louvigny ou Louvigny, est un acteur français né le 15 février 1884 à Bordeaux (Gironde) et mort le 9 février 1951 à Paris 9e. 

Louvigny Jacques
Louvigny Jacques
Louvigny Jacques
Louvigny Jacques

Carrière

Avec son visage bonhomme et son air goguenard, Jacques Louvigny disposait de quelques atouts pour jouer la comédie. Acteur français, il voit le jour le 14 février 1884 à Bordeaux. Il débute sa carrière artistique, entre théâtre et cinéma, à partir de 1912. Pour le grand écran, il joue d’abord dans des courts-métrages muets, notamment de Marcel Simon et de Georges Monca, puis cesse de tourner pendant 14 ans, se consacrant alors pleinement aux représentations théâtrales. Sa carrière décolle en 1931, avec le premier film parlant de Jean Renoir, adapté d’une pièce de Georges Feydeau, «On purge bébé». Il y tient le rôle titre de Bastien Follavoine, cocasse concepteur de pots de chambre incassables à destination de l’Armée Française! Cette comédie sans prétention et à petit budget remporte un vif succès. Dès lors, Jacques Louvigny ne quitte plus le grand écran pendant toutes les années suivantes jusqu’en 1950, diversifiant les genres comme les personnages auxquels il donne vie.

Les films s’enchaînent. Dans «Le cavalier Lafleur» (1934) de Pierre-Jean Ducis, comédie désopilante qui multiplie les imbroglios, il est le soldat Hyacinthe Lafleur, homonyme du héros joué par Fernandel. Il se mue en propriétaire du palace où se produit l’orchestre des Tulipes, aux côtés de Fernand Gravey, Ginette Leclerc, Gaby Basset, dans «Fanfare d’amour» (1935) de Richard Pottier, film qui a inspiré le célèbre «Certains l’aiment chaud» (1959) de Billy Wilder, avec Marilyn Monroe. Jacques Louvigny poursuit sa carrière dans «L’amant de Madame Vidal» (1936) de André Berthomieu, dans lequel il incarne le mari soupçonné d’infidélité par sa fantasque épouse Catherine Vidal, jouée par Elvire Popesco. Acteur fétiche de ce cinéaste, Jacques Louvigny tourne dans neuf de ses films. Il entretient également quelques fidélités à Jean Delannoy, Jean Boyer ou René Pujol, dont il est à l’affiche de quatre de ses productions pour la seule année 1937.

L’acteur troque la comédie pour le drame avec le célèbre «Hôtel du Nord» (1938) de Marcel Carné, aux côtés Louis Jouvet et Arletty. Et se renouvelle sans cesse. Il endosse les habits de baron, dans «Frederica» (1942) de Jean Boyer, ou de directeur d’une clinique psychiatrique dans «Fou d’amour» (1942) de Paul Mesnier, films dans lesquels il retrouve Elvire Popesco. Il côtoie Claude Dauphin et Micheline Presle dans «Félicie Nanteuil» (1942) de Marc Allégret. Il est l’amant de Simone Signoret dans «Le mort ne reçoit plus» (1943) de Jean Tarride, avec Jules Berry. Il se frotte au film historique avec «Le bossu» (1944) de Jean Delannoy, adapté du roman de Paul Féval, dans lequel il campe l’un des deux anciens maîtres d’armes de Philippe de Gonzague, Cocardasse, auprès de Paul Bernard, Pierre Blanchar et Yvonne Gaudeau. 

André Cayatte lui offre le rôle de l’imprésario du chanteur Sylvio, interprété par Tino Rossi, dans «Sérénade aux nuages» (1945). Un éclectisme qui l’amène à jouer dans d’autres films de poids, comme «La symphonie pastorale» (1946) de Jean Delannoy, aux côtés de Michèle Morgan, «Le cœur sur la main» (1948) de André Berthomieu, avec Bourvil, ou encore «Tous les chemins mènent à Rome» (1948), avec Gérard Philipe. L’acteur fait sa dernière apparition dans «Et moi, j’te dis qu’elle t’a fait de l’œil» (1950), comédie de Maurice Gleize sur les rapports universels entre femme, mari et amant. Quelques semaines après la sortie du film, Jacques Louvigny décède à Paris, le 9 février 1951. Il allait fêter ses 67 ans. 

Filmographie

Théâtre

  • 1912 : L'Enjôleuse de Xavier Roux et Maurice Sergine, Théâtre Fémina
  • 1916 : L'École du piston de Tristan Bernard, Théâtre Antoine
  • 1918 : Deburau de Sacha Guitry, Théâtre du Vaudeville
  • 1919 : Mon bébé de Maurice Hennequin, mise en scène Max Dearly, Théâtre des Nouveautés
  • 1920 : Le Danseur de Madame de Paul Armont et Jacques Bousquet, Théâtre des Capucines
  • 1920 : Le Scandale de Deauville de Rip et Gignoux, Théâtre des Capucines
  • 1921 : Comédienne de Jacques Bousquet, Paul Armont, Théâtre des Nouveautés
  • Juillet 1923 : Je ne trompe pas mon mari de Georges Feydeau et René Peter, Théâtre Antoine
  • Janvier 1925 : Où allons-nous ? revue de Rip et Briquet, Théâtre des Capucines
  • Janvier 1928 : Yes de Pierre Soulaine, Albert Willemetz, Robert Bousquet, René Pujol, musique Maurice Yvain, Théâtre des Capucines
  • Avril 1930 : Par le temps qui court revue de Rip, Théâtre Daunou
  • 1930 : Donogoo de Jules Romains, mise en scène Louis Jouvet, Théâtre Pigalle
  • 1935 : Les Fontaines lumineuses de Georges Berr et Louis Verneuil, Théâtre des Variétés
  • 1936 : Le Guéridon Empire, revue de Rip, mise en scène Edmond Roze, Comédie des Champs-Élysées
  • 1937 : Pamplemousse d'André Birabeau, Théâtre des Célestins

Publié dans Acteurs et Actrices

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