Delon Alain

Publié le par Mémoires de Guerre

Alain Delon, né le 8 novembre 1935 à Sceaux, est un acteur français. Il est aussi producteur à travers sa société Adel Productions, ayant réalisé deux films. Sa carrière commence en 1957. Acteur parmi les plus populaires du cinéma français, il joue dans des films qui attirent en salles un total de quelque 135 millions de spectateurs, ce qui fait de lui un champion du box-office au même titre que Louis de Funès et Jean-Paul Belmondo à la même époque. Ayant partagé l'affiche avec de grands acteurs tels que Jean Gabin, Simone Signoret, Romy Schneider ou Lino Ventura, un grand nombre de films dans lesquels il a joué sont devenus des classiques du cinéma, parmi lesquels : Plein Soleil, Rocco et ses frères, Le Guépard, Le Samouraï, La Piscine, Le Clan des Siciliens, Le Cercle rouge, Borsalino, Monsieur Klein ou Notre histoire. Bien qu'il n'ait pas réussi à s'imposer à Hollywood, il dispose d'une renommée internationale, en Europe — en particulier en Italie —, ainsi qu'en Asie, où il a développé des activités entrepreneuriales. Il obtient en 1985 le César du meilleur acteur pour Notre histoire, et une Palme d'honneur lors du festival de Cannes 2019 pour l'ensemble de sa carrière. 

Delon Alain
Delon Alain

Origines et formation

Alain Fabien Maurice Marcel Delon naît le 8 novembre 1935 à Sceaux, dans le département de la Seine (actuellement les Hauts-de-Seine). Fils de Fabien Delon (1904-1977), directeur d'un petit cinéma de quartier, Le Régina, et d'Édith Arnold (1911-1995), préparatrice en pharmacie, il est né dans une famille de la petite bourgeoisie. Les Delon sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, en Tarn-et-Garonne. Sa généalogie remonte à Jean Delon, né au XVe siècle. L'arrière-grand-père paternel d'Alain Delon, Fabien Delon (Saint-Vincent-Lespinasse, 28 décembre 1829 - Figeac (Lot), 12 décembre 1909), décoré de la Légion d'honneur en 1892, était ingénieur des ponts et chaussées. Sa grand-mère paternelle, Marie-Antoinette Evangelista, était corse originaire de la commune de Prunelli-di-Fiumorbo, elle avait épousé son grand-père Jean-Marcel Delon alors percepteur dans cette commune. La légende familiale dit la famille Evangelista apparentée aux Bonaparte.

En 1939, Alain Delon a quatre ans lorsque ses parents divorcent. Il est alors confié à une famille d’accueil, dont le père est gardien de prison à Fresnes, ce qui aurait permis à certains d'affirmer qu'il avait assisté à l'exécution de Pierre Laval dans la cour. Il est placé ensuite dans la pension catholique de Saint-Nicolas d'Igny (dans l'Essonne) où il passe toute sa jeunesse avec un de ses meilleurs amis, Gérard Salomé. Il se fait renvoyer six fois des écoles qu'il fréquente. Sa mère qui a épousé en secondes noces Paul Boulogne, un commerçant boucher-charcutier de Bourg-la-Reine, lui ménage une place dans le domicile familial. Alain passe un CAP de boucherie et travaille à la charcuterie de son beau-père qui compte seize employés. À 14 ans, il a l'occasion de tourner le rôle d'un gangster dans Le Rapt, un court-métrage muet réalisé par le père de l'un de ses amis. Au même âge, il fait une fugue dans le but d'aller vivre à Chicago mais il est arrêté à Bordeaux.

Devançant l'appel sous les drapeaux, il effectue à 17 ans son service militaire dans la Marine nationale. Après un passage au Centre de formation maritime de Pont-Réan, il poursuit son service militaire en 1953 à l'École des transmissions des Bormettes. Après qu'il a été pris pour un vol de matériel, la Marine nationale lui laisse le choix entre quitter la Marine et prolonger son engagement de trois à cinq ans. Matelot de 1re classe, il est alors affecté à la compagnie de protection de l'arsenal de Saïgon. Vers la fin de la guerre d'Indochine, il est mis aux arrêts pour avoir volé une jeep et fait une virée au cours de laquelle le véhicule est tombé dans un arroyo. Son brevet de radio lui est retiré et il est exclu de la Marine. Cette période le marque profondément : il découvre la discipline militaire, le sens de l'honneur et du drapeau français. Il se prend de passion pour les armes, et est subjugué par Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi, film qu'il voit dans la capitale indochinoise.

De retour en 1956 à Paris, où il fait la connaissance de la future Dalida, avec qui il a ensuite une liaison, il enchaîne les petits métiers, notamment comme débardeur aux Halles et serveur dans un café près des Champs Élysées. À Montmartre, il côtoie le monde de la pègre (notamment la bande des Trois Canards) et des gigolos, dont l'un, selon Bernard Violet, un « homosexuel nommé Carlos », va assurer sa protection. Sa rencontre amoureuse avec Brigitte Auber au Club Saint-Germain l'éloigne de cet univers et change son parcours. Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, il se fait remarquer par Jean-Claude Brialy qui l'invite au Festival de Cannes, où son physique et sa « gueule d'ange » ne passent pas inaperçus. Il fait un bout d'essai concluant et aborde ainsi le milieu du cinéma, sans formation particulière de comédien. En 2018, il considère avoir été un « acteur » et non un « comédien ». Il différencie les deux ainsi : « Ma carrière n’a rien à voir avec le métier de comédien. Comédien, c’est une vocation. C’est la différence essentielle – et il n’y a rien de péjoratif ici – entre Belmondo et Delon. Je suis un acteur, Jean-Paul est un comédien. Un comédien joue, il passe des années à apprendre, alors que l’acteur vit. Moi, j’ai toujours vécu mes rôles. Je n’ai jamais joué. Un acteur est un accident. Je suis un accident. Ma vie est un accident. Ma carrière est un accident. »

Années 1950 : débuts et premiers succès

À Rome, où Alain Delon vit avec Gian Paolo Barbieri, qui deviendra un photographe célèbre, il est remarqué par le découvreur de talents américain David O. Selznick, qui lui propose un contrat de sept ans aux États-Unis à la condition qu'il apprenne l'anglais. De retour en France, Delon se met donc à l'étude de cette langue mais il rencontre Yves Allégret, qui le convainc de rester en France. En 1957, Michèle Cordoue, dont il est l'amant, convainc son mari, le réalisateur Yves Allégret, de l'engager pour tourner son premier film Quand la femme s'en mêle. Il y joue un petit rôle aux côtés de la star Edwige Feuillère. Alain Delon raconte : « Je ne savais rien faire. Allégret m'a regardé comme ça et il m'a dit : « Écoute-moi bien, Alain. Parle comme tu me parles. Regarde comme tu me regardes. Écoute comme tu m'écoutes. Ne joue pas, vis ». Ça a tout changé. Si Yves Allégret ne m'avait pas dit ça, je n'aurais pas eu cette carrière ». Il apparaît ensuite dans la comédie Sois belle et tais-toi de Marc Allégret, où il côtoie Mylène Demongeot, Henri Vidal, ainsi qu'un autre jeune acteur, tout comme lui débutant : Jean-Paul Belmondo.

En 1958, il rencontre Romy Schneider sur le tournage du film Christine, réalisé par Pierre Gaspard-Huit, avec son ami Jean-Claude Brialy et Micheline Presle. Le coup de foudre est réciproque. Il a vingt-trois ans, elle en a vingt ; les « fiancés de l'Europe » se consacrent, le 22 mars 1959, sur le lac de Lugano dans la maison des parents Schneider, sous les feux de la presse. Ils incarnent la beauté, la jeunesse, le succès et deviennent un couple célébré par le show-business et le public. Après Christine, où il tenait son premier rôle important, Delon rencontre son premier succès dans Faibles Femmes de Michel Boisrond, où il retrouve Mylène Demongeot et partage également l'affiche avec d'autres jeunes premières, Pascale Petit et Jacqueline Sassard. Dans Le Chemin des écoliers, d'après Marcel Aymé, il joue le fils du personnage interprété par Bourvil. Son modèle est alors Jean Gabin.

Années 1960 : consécration professionnelle

En 1960, Alain Delon accède au rang de star sous la direction de René Clément avec Plein Soleil, adapté du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith, qui est suivi, en 1961, par Rocco et ses frères de Luchino Visconti, qui remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise et consacre Delon et Annie Girardot. La jeune star joue ensuite dans un sketch romantique face à Brigitte Bardot dans Les Amours célèbres, un film en costumes inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, tourné par Michel Boisrond. La même année, Alain Delon commence une carrière d'homme d'affaires en achetant dans le Vieux-Nice, le restaurant La Camargue. L'acteur s'éloigne des compositions légères de ses débuts. De fait, ni la comédie anarchiste de René Clément, Quelle joie de vivre, ni le sketch de Le Diable et les Dix Commandements réalisé par le vétéran Julien Duvivier (où il séduit Danielle Darrieux), pas plus que Les Amours célèbres ne figurent parmi ses films marquants. En 1962, il joue aux côtés de Monica Vitti dans L'Éclipse de Michelangelo Antonioni, film qui obtient le Prix Spécial du Jury du Festival de Cannes.

En 1963, il joue le rôle de Tancrède dans Le Guépard de Luchino Visconti, en compagnie de Claudia Cardinale et de Burt Lancaster ; le film obtient la Palme d'or au festival de Cannes, et restera comme un de ses plus grands rôles, achevant de faire d'Alain Delon un acteur majeur du grand cinéma européen. La même année, il tourne, sous la direction de Henri Verneuil, Mélodie en sous-sol, récompensé par le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. C'est lors du tournage de ce classique du genre policier que Delon rencontre Jean Gabin. Cette série de films est considérée comme une suite de chefs-d'œuvre. Alain Delon s'impose également en héros de film d'aventures dans La Tulipe noire, de Christian-Jaque, avec Virna Lisi.

Dans la foulée du Guépard, Delon s'essaie au théâtre sous la direction de Visconti, dans une pièce de l'élisabéthain John Ford, Dommage qu'elle soit une p…, donnant la réplique à Romy Schneider et Daniel Sorano. En 1964, il s'essaie à la production, dans le registre du film d'auteur engagé, avec L'Insoumis d'Alain Cavalier aux côtés de Georges Géret et Lea Massari. La même année, le 13 août, un an après sa rupture avec Romy Schneider (leur liaison durait depuis cinq ans), il épouse Francine Canovas (mère d'une petite fille née d'un premier mariage, Francine débutera au cinéma en 1967, sous le nom de Nathalie Delon dans le film de Melville Le Samouraï). Leur fils Anthony naît le 30 septembre 1964, à Hollywood, où l'acteur a signé un contrat de longue durée car il veut y faire carrière. Déçu par la qualité des films, il résilie son contrat.

Sa carrière s'internationalise. Il travaille au Royaume-Uni pour un sketch de La Rolls-Royce jaune d'Anthony Asquith, avec Shirley MacLaine et George C. Scott, et pour La Motocyclette de Jack Cardiff d'après André Pieyre de Mandiargues avec Marianne Faithfull. À Hollywood, il tourne avec Ann-Margret, Van Heflin, Jack Palance le thriller Les Tueurs de San Francisco, Texas, nous voilà, un western parodique avec Dean Martin, et le film de guerre Les Centurions de Mark Robson avec Anthony Quinn et George Segal. Clément lui donne en 1966 le rôle de Jacques Chaban-Delmas dans Paris brûle-t-il ?. Devenu une valeur sûre du cinéma français, l'acteur côtoie ses pairs : Lino Ventura dans Les Aventuriers de Robert Enrico, Senta Berger dans le thriller Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier et Brigitte Bardot pour la seconde fois dans un sketch des Histoires extraordinaires, d'après Edgar Allan Poe, réalisé par Louis Malle.

En 1967, Alain et Nathalie tournent ensemble dans Le Samouraï, le classique de Jean-Pierre Melville. L'année suivante, Delon revient au théâtre pour une pièce de Jean Cau, mise en scène par Raymond Rouleau, Les Yeux crevés. Durant la décennie, Delon retrouve son maître Clément pour le suspense dans Les Félins, où il est le prisonnier de Jane Fonda et Lola Albright. Delon affronte en 1968 Charles Bronson dans le policier Adieu l'ami, écrit par Sébastien Japrisot et réalisé par Jean Herman, connu également comme écrivain sous le pseudonyme de Jean Vautrin. Toujours en 1968, Delon monte sa propre société de production, Adel Productions. Son premier film produit est Jeff, également réalisé par Herman. Il propose à Mireille Darc de jouer avec lui dans Jeff

Alain Delon clôt la décennie avec deux classiques du film noir : La Piscine, qui est l'occasion de retrouvailles spectaculaires avec Romy Schneider devant la caméra de Jacques Deray, et Le Clan des Siciliens, retrouvailles avec Verneuil, Gabin et Ventura. Pendant ce temps, éclate l'affaire Marković, du nom de son garde du corps, Stevan Marković, retrouvé mort dans un bois à Élancourt dans les Yvelines. François Marcantoni, un ami de Delon, est accusé de l'assassinat. Alain Delon est interrogé par la police, bien que l'assassinat ait eu lieu à Paris alors qu'il était à Ramatuelle, lieu de tournage de La Piscine ; Nathalie est également interrogée. En 1969, il fonde un haras à Aix-en-Provence, avec Mireille Darc et le parrain du milieu marseillais Jacky Imbert.

Années 1970 : poursuite des succès

En 1970, Delon tourne avec Jean-Paul Belmondo, son unique rival dans le cinéma français, Borsalino, classique du film de gangsters signé Jacques Deray. En 1970 et 1972, Delon tourne de nouveau avec un de ses maîtres, Jean-Pierre Melville, Le Cercle rouge, face à Bourvil (son père dans Le Chemin des écoliers onze années plus tôt), et Un flic qui marque sa rencontre professionnelle avec Catherine Deneuve et Richard Crenna. Durant la décennie, il développe et pousse à l'extrême deux aspects essentiels de son personnage cinématographique : le fétichisme du vêtement (chapeau et imperméable) et le professionnalisme. On retrouve cet aspect dans Le Cercle rouge, Un flic et Borsalino and Co… Tournée en 1974, la suite de Borsalino se fait sans Belmondo (son personnage étant mort dans le précédent film), mais avec Deray ; la même année Delon accepte le rôle principal de Zorro.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, Alain Delon apparaît dans un grand nombre de films d'action, en majorité des polars, où il interprète des personnages de héros, ou parfois d'anti-héros tragiques : Doucement les basses avec Nathalie Delon et Paul Meurisse, Flic Story (rôle de Roger Borniche), Le Gang d'après Borniche, Trois hommes à abattre, aux côtés de l'actrice italienne Dalila Di Lazzaro, d'après Jean-Patrick Manchette, tous de Jacques Deray. Le Gitan avec Bernard Giraudeau et Renato Salvatori, son frère dans Rocco, et Comme un boomerang, aux côtés de Charles Vanel, mis en scène par José Giovanni, Mort d'un pourri de Georges Lautner, sur un scénario de Michel Audiard, avec Ornella Muti et Klaus Kinski… À la même époque Delon tourne le western Soleil rouge du Britannique Terence Young, où il interprète « Gotch », rivalisant avec Bronson, Toshirō Mifune et Ursula Andress. Il tentera de nouvelles incursions dans le cinéma américain en tenant l'un des rôles principaux du thriller Scorpio réalisé par Michael Winner, aux côtés de Burt Lancaster, Paul Scofield et Gayle Hunnicutt, et du film catastrophe Airport 80 Concorde aux côtés de Sylvia Kristel et Robert Wagner, qui ne remporte pas un grand succès commercial.

1971 marque sa première rencontre avec Joseph Losey pour L'Assassinat de Trotsky, où il se confronte à Romy Schneider et Richard Burton. Quelques années plus tard, Monsieur Klein, chef-d'œuvre de Losey, dont Delon est l'acteur principal et le producteur, repart bredouille du festival de Cannes 1976, mais s'avère un beau succès critique. En 1977, à la 2e cérémonie des César, il remporte le César du meilleur film. Delon tourne deux fois avec Simone Signoret dans La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre et Les Granges Brûlées de Jean Chapot, et se mesure une dernière fois à Jean Gabin dans le tragique Deux hommes dans la ville de José Giovanni. Alain Jessua offre également à l'acteur deux rôles intéressants, dans Armaguedon face à Jean Yanne et Renato Salvatori, et surtout dans l'éprouvant Traitement de choc où il apparaît nu et frappe Annie Girardot. Alain Delon et Mireille Darc travaillent ensemble pour Madly, Les Seins de glace de Lautner et L'Homme pressé d'Édouard Molinaro d'après Paul Morand.

En 1973, il connaît un succès international dans le monde musical aux côtés de son amie Dalida avec le duo Paroles... Paroles.... Le single se classe au Mexique et au Portugal en 3e position des ventes, en 10e position en France, à la 17e position en Turquie et à la 28e position au Japon. En 2012, le single se classe à la 10e position du back-catalogue en région flamande. Il produit le thriller Le Jeu de la puissance/Power Play avec notamment les stars britanniques David Hemmings, Peter O'Toole et Donald Pleasence. Si les choix commerciaux de Delon sont souvent critiqués, force est de reconnaître qu'il n'a jamais quitté le cinéma d'auteur. Outre les films déjà cités, il paraît en 1972 dans Le Professeur de l'Italien Valerio Zurlini, qui impose un Delon fatigué. En 1978, l'acteur produit Attention, les enfants regardent de Serge Leroy, film atypique et passé inaperçu, dans lequel l'acteur apparaît dans un rôle à contre-emploi.

Années 1980-1990 : renouvellements

Dans le film film franco-helvético-soviétique Téhéran 43 (1981) Alain Delon, Claude Jade et Curd Jürgens sont les vedettes occidentales dans des rôles aux côtés d'acteurs soviétiques. Mais c'est aussi la participation de Delon, qui a apporté le film à 47 millions de spectateurs pour la seule Union soviétique. En 1981, Delon réalise son premier film, un polar, Pour la peau d'un flic, d'après Jean-Patrick Manchette, qui révèle Anne Parillaud. Il joue dans Trois hommes à abattre, où il rencontre Dalila Di Lazzaro. Étant producteur, Delon avoue que tous les films incluant dans leur titre le terme « Flic », qu'il choisit lui-même, s'avérent être des succès commerciaux. L'année suivante l'acteur retrouve Catherine Deneuve dans Le Choc de Robin Davis, d'après Manchette encore, dont il cosigne l'adaptation et les dialogues (ce n'est pas la première fois). Il revient à la réalisation en 1983 pour Le Battant, avec de nouveau Anne Parillaud et Richard Anconina dans un second rôle. En 1984, il incarne le baron de Charlus dans Un amour de Swann, adapté de Marcel Proust par Volker Schlöndorff ; le film recueille des critiques mitigées.

L'année suivante, Alain Delon s'écarte de nouveau de son personnage de héros de polar pour tourner dans Notre histoire de Bertrand Blier, qui lui vaut d'être récompensé par le César du meilleur acteur en 1985. S'ensuit Parole de flic de Pinheiro (face à Jacques Perrin et le débutant Vincent Lindon), qui est un succès public. Il tente de renouveler son image avec le film fantastique Le Passage, qu'il produit et dont il coécrit le scénario (le générique chanté par Francis Lalanne connaît aussi le succès), et en jouant pour la première fois depuis 1962 dans un téléfilm, la mini-série Cinéma, dont il interprète aussi la chanson générique. Il y retrouve sa « marraine en cinéma », Edwige Feuillère. Après le film Ne réveillez pas un flic qui dort, avec Michel Serrault et Serge Reggiani, Alain Delon cesse d'apparaître en héros de polar. Si Nouvelle Vague, qu'il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard, lui permet de retrouver la faveur de certains critiques, il ne touche pas le grand public, pas plus qu'avec un film plus commercial, le thriller Dancing Machine. 

Le Retour de Casanova, adapté par Jean-Claude Carrière d'un roman d'Arthur Schnitzler, et dans lequel Alain Delon a pour partenaires Elsa et Fabrice Luchini, ne remporte pas non plus le succès espéré. Alain Delon tourne ensuite coup sur coup sous la direction de Jacques Deray deux films noirs, Un crime et L'Ours en peluche, d'après Georges Simenon), dont aucun ne touche un large public. Dans Le Jour et la Nuit, sous la direction de l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy, il joue avec Lauren Bacall, mais la promotion colossale du film est suivie d'une réception critique effroyable ; fiasco commercial, Le Jour et la nuit est l'un des plus lourds échecs de la carrière d'Alain Delon. L'année suivante, il apparaît dans Une chance sur deux, réalisé par Patrice Leconte : ce polar de divertissement met en scène, sur un mode nostalgique, les retrouvailles artistiques de Belmondo-Delon, trente ans après Borsalino, avec pour présence féminine Vanessa Paradis. Même s'il dépasse le million d'entrées, le film ne remporte pas le succès escompté. En 1999, Delon déclare mettre fin à sa carrière au cinéma. Il retourne sur les planches à partir de 1996 en jouant une pièce d'Éric-Emmanuel Schmitt, Variations énigmatiques.

Années 2000 : retour au cinéma et au théâtre

Bien qu'il ait annoncé mettre un terme à sa carrière cinématographique, Alain Delon accepte, en 1999, de participer au film de Bertrand Blier Les Acteurs, dans lequel il rend hommage à Gabin, Bourvil, Montand, Signoret et de Funès. En 2001, Alain Delon incarne le commissaire de police Fabio Montale de Marseille, dans une série policière d'après l'œuvre de Jean-Claude Izzo pour TF1, qui s'avère être un des scores historiques pour la télévision française en termes d'audience avec 12,4 millions de téléspectateurs. Il joue ensuite en 2003 et 2004 le rôle de Frank Riva dans la série du même nom pour France 2, où il retrouve Jacques Perrin et Mireille Darc. Toujours pour la télévision, il tourne dans Le Lion d'après le roman de Joseph Kessel et sous la direction de Pinheiro, auprès de sa fille Anouchka et d'Ornella Muti.

En octobre 2002, Alain Delon et Rosalie van Breemen se séparent après quinze ans de vie commune. Dépressif, âgé de soixante-sept ans, Delon avoue souvent à la presse son manque d'envie de vivre. En 2003, Claudia Cardinale, sa partenaire dans Le Guépard en 1963, lui remet l'Étoile d'Or du Festival international du film de Marrakech. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur en 2005 par le président de la République française Jacques Chirac pour « sa contribution à l'art du cinéma mondial ». En 2008, il tient le rôle de Jules César dans Astérix aux Jeux olympiques, mais ce film à très gros budget, malgré plus de six millions de spectateurs, est très mal accueilli par la critique et ne reçoit pas le succès escompté. Alain Delon continue sa carrière sur les planches, interprétant notamment en 2007 Sur la route de Madison et en 2008 Love Letters, successivement avec Mireille Darc et Anouk Aimée.

Années 2010 : retrait du monde artistique

En 2010, Alain Delon apparaît dans le téléfilm Un mari de trop aux côtés de la chanteuse Lorie. Il reprend le théâtre en 2011 avec la pièce Une journée ordinaire sur les relations père-fille qu'il interprète aux côtés de sa fille, Anouchka, et d'Élisa Servier. On le voit tenant la main de Mireille Darc, le 4 mars 2011 à l'église Saint-Roch, aux obsèques d'Annie Girardot. Cette même année, en plus d'être président du jury de l'élection Miss France 2012, il est nommé président à vie du jury (il a déjà été président du jury des élections Miss France en 2001 et 2011). Il est également ambassadeur de la marque de lunettes Krys.

Le Festival de Cannes 2013 lui rend hommage ; à cette occasion, lors de la sélection Cannes Classics, le film Plein Soleil est présenté en version remastérisée. En octobre, Alain Delon joue de nouveau dans la pièce de théâtre Une Journée ordinaire, mais cette fois en tournée à travers la France, accompagné de nouveau de sa fille Anouchka. Dans un entretien accordé à Paris Match en janvier 2018, il déclare : « La vie ne m'apporte plus grand-chose. J'ai tout connu, tout vu. Mais surtout, je hais cette époque, je la vomis. […] Je sais que je quitterai ce monde sans regrets. » Le 19 mai 2019, lors du festival de Cannes, il reçoit une Palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Il prononce alors une allocution lors de laquelle il apparaît en larmes. 

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Vie privée et familiale

Compagnes et enfants

De 1959 à 1963, Alain Delon et Romy Schneider ont une histoire d'amour et se fiancent. La chanteuse allemande, Nico, avec qui il a eu une relation, met au monde un fils, Christian Aaron Boulogne dit Ari Boulogne, le 11 août 1962. Même si l'enfant a été élevé par la mère d'Alain Delon et adopté par son beau-père, Alain Delon a toujours nié être son père. Il épouse Francine Canovas (connue sous le nom de Nathalie Delon) le 13 août 1964 à La Ville-aux-Clercs. Leur fils, Anthony, naît le 30 septembre 1964 à Hollywood. En résidence séparée à partir du 19 octobre 1967, le couple divorce le 14 février 1969. Au milieu des années 1960, Alain Delon vit une courte idylle avec Dalida, bien que les deux soient amis depuis leur première rencontre à Paris, en 1955, alors qu'ils étaient voisins de palier dans un immeuble situé avenue des Champs-Élysées.

Durant quinze ans, entre 1968 et 1983, Alain Delon partage la vie de l'actrice Mireille Darc. Il a ensuite une idylle avec l'actrice Anne Parillaud, puis une autre, plus courte, avec Catherine Bleynie (née en 1952), divorcée de Didier Pironi. En mars 1985, il pose avec elle en couverture de Paris Match, ainsi qu'en septembre 1985, en couverture de Ciné Télé Revue, lors de la remise d'un prix. Il rencontre en 1987 Rosalie van Breemen, un mannequin néerlandais, sur le tournage du vidéo-clip de sa chanson Comme au cinéma. Il a avec elle deux enfants : Anouchka, née le 25 novembre 1990, et Alain-Fabien, né le 18 mars 1994. Ils se séparent en 2001, après quatorze ans d'union. En 2001, dans son livre de souvenirs, L'amour n'oublie jamais, paru chez Jean-Jacques Pauvert, le photographe, Christian Aaron Boulogne, fils du mannequin, actrice et chanteuse allemande, Nico, affirme être le fils caché et non reconnu d'Alain Delon. Interrogé sur sa vie privée en 2018, Alain Delon confie ne pas avoir trouvé sa compagne, précisant : « Je ne dis pas qu'il n'y a pas de candidates. Mais aucune pour le moment ne me convient pour finir ma vie. »

Activités et passions

En 1972 et 1973, il organise en France les championnats du monde de boxe avec les affiches Jean-Claude Bouttier / Carlos Monzón (17 juin 1972 et 29 septembre 1973) puis Carlos Monzón / José Nápoles (avril 1974). Par ailleurs, il constitue une écurie de chevaux de course et obtient le titre de champion du monde des trotteurs avec ses chevaux Equileo et Fakir du Vivier. En 1978, il crée à Genève sa société de diffusion de produits de luxe, Alain Delon Diffusion SA ; sous son nom, on trouve des parfums comme AD, suivi en 1981 d'une fragrance pour femme, « Le Temps d'Aimer ». Ces deux lignes ont été remplacées par d'autres fragrances, telles que « Samouraï », « Samouraï Woman », « Shogun » ou encore « Samouraï Woman Pinkberry ». La société de l'acteur vend aussi du champagne, du cognac, des montres, des lunettes, des cigarettes, ainsi que des vêtements et des accessoires à son nom. Les concepteurs de ces différents produits ne sont pas connus. L'acteur Chow Yun-fat porte des lunettes de soleil de la marque « Alain Delon » dans le film Le Syndicat du crime et ses deux suites ; John Woo, le réalisateur, a déclaré par ailleurs être un admirateur de Delon et de son jeu d'acteur.

Alain Delon est aussi devenu collectionneur d'œuvres d'art, dont des bronzes anciens, en particulier des sujets animaliers de Rembrandt Bugatti et de peintures. Sa collection comprend des œuvres d'Olivier Debré, Rembrandt Bugatti, Jean Degottex, Jean Dubuffet, Hans Hartung, Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Alechinsky, Zao Wou-Ki, Maria Helena Vieira da Silva ainsi que deux bronzes d'Antoniucci Volti, les « Muses ». À la suite d'une exposition organisée par le galeriste Franck Prazan, il vend 40 toiles d'artistes de l'École de Paris et du mouvement CoBrA lors d'une vente aux enchères à Drouot-Montaigne en octobre 2007. La vente totalise un peu plus de 8 millions d'euros. Depuis 2013, Delon est également le parrain de Winn'Art, le supplément artistique du magazine Winner dirigé par Véra Baudey. 

Résidences

À la fin des années 1970, il habite un appartement parisien d'un immeuble de 1920 en front de Seine. Il s'installe en 1985 en Suisse, à Chêne-Bougeries, dans la banlieue de Genève. En 1999, quatorze ans après son arrivée dans le pays, il obtient la citoyenneté genevoise et suisse en plus de la nationalité française. En 1993, il se sépare de son palais de Sidi Mimoun à Marrakech qu'il a habité pendant quinze ans avec Mireille Darc. Éternel solitaire, il vit dorénavant principalement au domaine de la Brûlerie à Douchy, propriété de 55 hectares acquise en 1971 et où il a prévu de se faire enterrer dans une chapelle construite dans le parc à côté du cimetière canin où reposent ses 35 chiens, « ses plus fidèles compagnons ». Amateur d'art averti, il a fait construire une galerie de tableaux souterraine dans ce manoir. 

Santé

En août 2019, Anthony Delon confirme que son père a été victime deux mois auparavant d'un accident vasculaire cérébral et d’une hémorragie cérébrale, ce qui a conduit à son hospitalisation à l'hôpital de la Salpêtrière puis dans une clinique suisse. 

Opinions politiques

Alain Delon se définit comme gaulliste, expliquant avoir été « élevé dans l'esprit du général de Gaulle ». Il est ainsi engagé de longue date à droite. Tout comme beaucoup d'artistes, notamment Brigitte Bardot, il appelle à voter Valéry Giscard d'Estaing lors des élections présidentielles de 1974 et 1981. En 1988, il soutient au premier tour la candidature de Raymond Barre. À partir de la fin des années 1980, il fait état de son amitié et de sa sympathie pour Jean-Marie Le Pen, tout en précisant que « des choses dans son programme [l]e satisfont et d'autres non ». Il précise que l'extrême droite « c'est quand même la droite », et qu'elle « regroupe quelques millions de Français », dont il faut tenir compte. En octobre 2013, il salue la progression électorale du Front national. Cette prise de position, dénoncée par le Comité Miss France, le conduit à démissionner de sa fonction de président à vie du jury ; il déclare alors : « Votre polémique est aussi absurde que narcissique et obsessionnelle. Votre attitude est un mépris à l'égard de votre public qui est en droit de voter pour qui il veut, un déni de réalité manifeste ».

Il dit cependant préférer Nicolas Sarkozy au Front national. Dans la perspective des élections européennes de 2014, il exprime sa sympathie pour le mouvement Force Vie de Christine Boutin. Le 2 septembre 2013, il affirme : « Il fut un temps où, dans la rue, on distinguait les hommes et les femmes. Maintenant, on ne sait plus qui est qui. Les rôles sont moins définis, ils se sont parfois même inversés, comme avec le congé paternité. Et puis, on a l'air de sous-entendre qu'être avec quelqu'un du sexe opposé ou du même sexe, c'est pareil. Ça, c'est grave. Je ne suis pas contre le mariage gay, je m'en fiche éperdument, mais je suis contre l'adoption des enfants. » Alain Delon cultive des amitiés avec des personnalités dont les idées sont éloignées des siennes. Il tourne avec Luchino Visconti, proche du Parti communiste italien, et soutient financièrement le film Monsieur Klein de Joseph Losey, banni de Hollywood pour ses sympathies communistes. 

En 1986, après la défaite de la gauche aux élections législatives, il insiste pour que ce soit l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang (PS), qui lui remette les insignes de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres. Lors des élections municipales de 2014 à Paris, il soutient la candidate du PS, Anne Hidalgo. Dans le cadre de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, il préfère Alain Juppé à Nicolas Sarkozy, estimant avoir été « quitté » et « largué » par celui-ci. Le 20 avril 2017, il publie une lettre de soutien au candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, en difficulté dans les sondages. Lors du second tour, qui voit s'opposer Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il ne se déplace pas pour voter. En 2018, aux côtés de 200 personnalités, il signe dans Le Monde la tribune « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité », « pour sauver la planète ». Alors que le journal l'interroge en notant que « [son] nom en bas d’un texte est rarissime », Alain Delon répond : « C’est vrai, je signe rarement. La raison en est toute simple. […] Les hommes — je parle de ces abrutis de mecs — sont en train de tuer le monde ». 

Distinctions

Décorations

  • Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (26 mai 1986)
  • Officier de l'ordre national du Mérite (nommé directement officier, 1995)
  • Officier de la Légion d'honneur (2005) ; chevalier (1991)

Médaille

  • Médaille de la Fondation de la France libre (2018)

Honneurs

  • Citoyen d'honneur de la Ville de Colmar (2009)

Récompenses et nominations

  • 1964 : Nomination au Golden Globe de la révélation masculine de l'année pour Le Guépard de Luchino Visconti
  • 1972 : Prix David di Donatello spécial
  • 1977 : Nomination au César du meilleur acteur pour Monsieur Klein de Joseph Losey
  • 1978 : Nomination au César du meilleur acteur pour Mort d'un pourri de Georges Lautner
  • 1985 : César du meilleur acteur pour Notre histoire de Bertrand Blier
  • 1995 : Ours d'or d'honneur du Festival de Berlin
  • 2003 : Étoile d'Or du Festival international du film de Marrakech
  • 2006 : DIVA - Lifetime Achievement Award à Berlin
  • 2009 : Prix de l'Excellence française
  • 2012 : Festival international du film de Locarno - Lifetime Achievement Award
  • 2019 : Festival de Cannes - Palme d'honneur

Filmographie

Acteur

Réalisateur

Producteur

Théâtre

  • 1961 : Dommage qu'elle soit une putain de John Ford, mise en scène Luchino Visconti, avec Romy Schneider, Daniel Sorano, Silvia Monfort, Giselle Gallois, théâtre de Paris
  • 1968 : Les Yeux crevés de Jean Cau, mise en scène Raymond Rouleau, avec Marie Bell, Jacques Dacqmine, théâtre du Gymnase
  • 1996 : Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, avec Francis Huster, théâtre Marigny
  • 1998 : Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, avec Stéphane Freiss, reprise au théâtre de Paris
  • 2004 : Les Montagnes russes d'Éric Assous, mise en scène Anne Bourgeois, théâtre Marigny
  • 2007 : Sur la route de Madison d'après le roman de Robert James Waller, mise en scène Anne Bourgeois, avec Mireille Darc, théâtre Marigny
  • 2008 : Love Letters d'Albert Ramsdell Gurney, mise en scène Alain Delon, avec Anouk Aimée, théâtre de la Madeleine
  • 2011 : Une journée ordinaire d'Éric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 2013 : Une journée ordinaire d'Éric Assous, mise en scène Anne Bourgeois, tournée

Télévision

  • 1962 : Le Chien de François Chalais (téléfilm)
  • 1978 : Le Bel Indifférent de Marion Sarraut (téléfilm)
  • 1988 : Cinéma de Philippe Lefebvre (série télévisée) : Julien Manda
  • 2002 : Fabio Montale de José Pinheiro (série télévisée) : Fabio Montale
  • 2003 : Frank Riva de Patrick Jamain (série télévisée, saison 1) : Frank Riva
  • 2003 : Le Lion de José Pinheiro (téléfilm) : John Bullit
  • 2004 : Frank Riva de Patrick Jamain (série télévisée, saison 2) : Frank Riva
  • 2010 : Un mari de trop de Louis Choquette (téléfilm) : Maître Maxime de Rougemont
  • 2011 : Belmondo, itinéraire... de Vincent Perrot et Jeff Domenech (documentaire) : lui-même
  • 2011 : L'Occupation intime d'Isabelle Clarke (documentaire) : narration

Discographie

  • 1967 : Laetitia : B.O. du film Les Aventuriers
  • 1973 : Paroles... Paroles... : duo avec Dalida, reprise d'un duo italien enregistré par Mina et Alberto Lupo ; Alain Delon l'a répété avec le professeur de chant Roland Berger, et la chanson a été enregistrée en Italie en 1972.
  • 1983 : Thought I'd ring you : duo avec Shirley Bassey
  • 1985 : I Don't Know : duo avec Phyllis Nelson, bande originale du film Parole de flic
  • 1987 : Comme au cinéma : musique de Romano Musumarra
  • 2006 : Modern Style : duo avec Françoise Hardy (paroles et musique de Jean Bart), enregistré sur l’album (Parenthèses...), paru chez Virgin/EMI.
  • 2013 : Les Moulins de mon cœur, chanson enregistrée en 1968, éditée dans Michel Legrand Anthology (coffret 15 CD EmArcy Records)

Publié dans Acteurs et Actrices

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Bonne continuation à vous. Amicalement

Mémoires de Guerre 13/08/2020 14:52

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